Quelle formule de politesse pour une lettre de motivation en 2026 ? Guide complet selon votre destinataire

Mains de différentes cultures effectuant des gestes de salutation traditionnels se rejoignant au centre

Quelle formule de politesse pour une lettre de motivation en 2026 ? Guide complet selon votre destinataire

Quelle formule de politesse pour une lettre de motivation en 2026 ? Guide complet selon votre destinataire

Résumé. Pour choisir la bonne formule de politesse dans une lettre de motivation, commencez par calibrer le niveau de formalité selon le destinataire et le support  : lettre PDF ou courrier formel, mail de candidature, école, concours, DRH, directeur ou futur manager. En ouverture, utilisez une formule neutre et précise du type « Madame, Monsieur, » ou, si vous connaissez la fonction, « Madame la Directrice, Monsieur le Responsable recrutement, ». En conclusion, privilégiez une structure classique en deux temps  : une phrase d’ouverture (« Je me tiens à votre disposition pour un entretien à votre convenance. ») suivie d’une formule de politesse adaptée (« Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. » ou « Cordialement, » pour un mail). Évitez les formules trop familières (« Bonne journée », « Bien à vous ») ou trop pompeuses, ainsi que les tournures désuètes, et veillez surtout à la cohérence du ton entre le début et la fin de la lettre.

À 23 h 47, le corps de la lettre de motivation est enfin terminé.
Les phrases ont été retournées, lues, relues, épurées.
Et tout se casse la figure… sur la dernière ligne.

« Cordialement » ? Trop léger  ?
« Je vous prie d’agréer… » ? Ça sonne comme un courrier au préfet.
« Respectueusement » ? On dirait une supplication.

On sous-estime toujours le pouvoir de cette minuscule fin de lettre. La fameuse formule de politesse devient tout à coup un champ de mines  : peur d’être trop distant, trop familier, trop scolaire, trop obséquieux. L’enjeu, pourtant, est simple  : terminer proprement, avec le bon degré de respect, sans ramper ni tutoyer.

Ce guide a un objectif très concret  : vous permettre de choisir en quelques minutes une formule de politesse adaptée à votre cas précis (DRH, directeur, manager, jury, mail, PDF), en comprenant suffisamment les codes pour ne plus paniquer à la prochaine lettre.

Entrons maintenant dans le vif du sujet.

1. Pourquoi la formule de politesse compte vraiment dans une lettre de motivation

Avant d’aligner des exemples, il vaut la peine de comprendre pourquoi cette dernière phrase mérite qu’on s’y attarde. Non, elle ne va pas sauver une candidature médiocre. Mais oui, elle peut discrètement fragiliser une bonne lettre.

La formule de politesse est la dernière impression que vous laissez au recruteur. Elle concentre, en une ou deux lignes, votre rapport à l’autorité, à la distance professionnelle, au respect.

1.1. Ce que regarde vraiment un recruteur dans votre formule finale

Le recruteur ne s’assoit pas avec un stylo rouge pour noter votre « Veuillez agréer ».
En réalité, il cherche trois choses, très vite, presque intuitivement  :

  • Le niveau de registre  : trop familier, trop ampoulé, ou juste professionnel.
  • La cohérence avec le reste de la lettre  : ton harmonieux du début à la fin.
  • Les signaux de soin ou de négligence  : erreur grossière, formule copiée-collée d’un autre siècle, abréviation limite.

Concrètement, entre  :

« Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »

et

« Bonne journée à vous, en espérant une réponse rapide. »

le choix est vite fait. La deuxième n’est pas « choquante » comme une insulte, mais elle envoie un message  : difficulté à calibrer la distance professionnelle, confusion entre mail à un ami et courrier de candidature.

1.2. Ce que votre formule de politesse dit (en silence) de vous

La façon dont vous terminez une lettre raconte plus que vous ne le pensez  :

  • Une formule trop servile (« haute considération », « très humblement ») peut donner l’image de quelqu’un qui se place très bas, ou qui singe des codes qu’il ne maîtrise pas.
  • Une formule trop cavalière (« À bientôt », « À très vite j’espère ») laisse penser que vous ne mesurez pas tout à fait l’asymétrie de la situation.
  • Une formule équilibrée suggère  : « Je sais où nous sommes  : dans un cadre pro. Je respecte ce cadre, sans me faire tout petit. »

En d’autres termes, une bonne formule de politesse n’est pas seulement « correcte » : elle renvoie une image de maturité professionnelle.

1.3. Trois erreurs de départ qui compliquent inutilement la fin

Si la fin vous paraît si difficile, c’est souvent parce que tout ce qui précède manque de clarté. Trois pièges fréquents  :

  • Confondre lettre de motivation et message amical  : le ton est relâché du début à la fin, la fin ne peut pas tout rattraper.
  • Imiter des modèles anciens sans les comprendre  : formules apprises au lycée, totalement déconnectées des usages actuels.
  • Zapper le destinataire réel  : on écrit une lettre « à qui de droit », sans jamais se demander qui la lira.

La bonne nouvelle  : une fois le cadre clarifié (à qui j’écris, dans quel contexte, avec quel objectif), la formule de politesse se met presque à sa place toute seule.

2. Quelle formule d’appel choisir en début de lettre selon le destinataire  ?

La politesse ne commence pas à la dernière ligne. Elle démarre dès la formule d’appel  : la manière dont vous vous adressez à la personne en tête de lettre. Elle doit être simple, exacte, compatible avec la suite.
L’idée n’est pas de faire original, mais de faire juste.

2.1. Lettre adressée à un DRH ou à un service RH non identifié

Quand vous ne connaissez pas le nom de la personne précise qui lira votre candidature, le réflexe le plus courant reste  :

« Madame, Monsieur, »

Cette formule est encore parfaitement valable en 2026. Sobre, équilibrée, neutre.
Vous pouvez aussi, en cas d’annonce signée « Service Ressources Humaines » ou « Direction des Ressources Humaines », adapter légèrement  :

« Madame, Monsieur,
du service Ressources Humaines, »

ou plus simplement rester sur  :

« Madame, Monsieur, »

Évitez de forcer le trait en écrivant par exemple  :

« À l’attention de la très estimée Direction des Ressources Humaines, »

On ne gagne rien à surjouer le respect. On gagne beaucoup à sembler naturel et professionnel.

2.2. Lettre adressée à un directeur ou une directrice identifié·e

Si le nom apparaît clairement dans l’annonce ou sur le site de l’entreprise, c’est une excellente idée de l’utiliser. Cela montre que vous avez pris vingt secondes pour vous renseigner.

Quelques formes correctes  :

« Madame la Directrice, »
« Monsieur le Directeur, »

ou, si la fonction n’est pas à rappeler  :

« Madame Martin, »
« Monsieur Dupont, »

Le choix entre fonction et nom dépend du ton global de votre lettre et du type de structure. Pour une grande institution, la fonction (« Madame la Directrice ») reste très adaptée. Pour une PME avec communication plus directe, le nom de famille seul fonctionne très bien.

Ce qu’il vaut mieux éviter  :

  • Inventer ou masculiniser une fonction que vous ne maîtrisez pas (« Monsieur la Directeur » – oui, ça arrive).
  • Multiplier les titres  : « Madame la Directrice des Ressources Humaines, Responsable du Pôle… » : cela alourdit et ne vous rend pas plus crédible.

2.3. Lettre adressée à un futur manager ou à un contact hiérarchique direct

Dans certains cas, l’annonce mentionne directement l’équipe ou le manager  : « Vous serez rattaché·e à la responsable du service X », avec un nom.

Ici, la meilleure stratégie est de rester simple et précis  :

« Madame Durand, »
« Monsieur Leroy, »

Si la culture de l’entreprise semble plus formelle (secteur public, grande entreprise traditionnelle), vous pouvez ajouter la fonction la première fois dans l’objet ou le corps de la lettre, mais la formule d’appel, elle, peut rester épurée.

En revanche, même si l’entreprise tutoie sur LinkedIn, oubliez toute idée du type  :

« Bonjour Sophie, »

pour une première lettre de motivation. La convivialité viendra plus tard, si l’entreprise vous la propose.

3. Quelles formules de conclusion utiliser en fin de lettre  ?

On arrive enfin à ce fameux dernier paragraphe, celui qui clôt la lettre et la remet, symboliquement, entre les mains du recruteur. La bonne formule ne s’invente pas  : elle se choisit en fonction du support et du contexte.

3.1. Lettre de motivation « classique » : PDF ou courrier formel

Pour une lettre de motivation jointe en PDF ou envoyée par courrier, les formules suivantes restent des standards solides.

Une structure simple  :

  1. Une phrase de transition vers l’entretien.
  2. La formule de politesse proprement dite.

Par exemple  :

« Je me tiens naturellement à votre disposition pour tout entretien qui vous paraîtrait utile.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »

Autres variantes tout à fait adaptées  :

« Espérant avoir l’occasion d’échanger prochainement avec vous au sujet de cette candidature,
je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »

ou, dans un registre légèrement plus direct mais correct  :

« Dans l’attente de pouvoir vous présenter de vive voix ma motivation,
veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses. »

À noter  :

  • « Salutations distinguées » : classique, professionnel, passe partout.
  • « Salutations respectueuses » : un léger cran plus formel, utile pour des concours, administrations, postes très institutionnels.

3.2. Mail de candidature  : comment adapter la formule de politesse  ?

Dans un mail, la lettre de motivation est souvent… le message lui-même. Le ton peut donc être un peu plus direct, sans basculer dans la convivialité relâchée.

Une construction efficace  :

« Je reste bien entendu à votre disposition pour tout complément d’information ou entretien.
Bien cordialement, »

Cette combinaison fonctionne très bien pour une grande majorité de candidatures par mail. Elle garde  :

  • une phrase de conclusion professionnelle,
  • une formule simple, actuelle, ni trop froide ni trop solennelle.

Autres possibilités  :

« Je me tiens à votre disposition pour un entretien à votre convenance.
Cordialement, »

ou, pour une entreprise à culture très formelle  :

« Restant à votre disposition pour un entretien,
je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »

Ce qui est à éviter en fin de mail de candidature  :

  • « Bonne journée », « À bientôt », « À très vite j’espère » : trop familiers pour une première approche.
  • Les smileys ou émoticônes  : ils appartiennent à la messagerie personnelle, pas à la candidature.

3.3. Candidature spontanée, école, concours  : faut-il être plus solennel  ?

En candidature spontanée, la logique reste la même  : vous proposez un échange, vous terminez avec une formule claire.

Exemple adapté  :

« Je serais heureux de pouvoir échanger avec vous afin d’évoquer plus concrètement les possibilités de collaboration.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »

Pour une école, un master sélectif, un concours administratif, on peut monter légèrement en niveau de formalité, sans tomber dans l’excès  :

« Espérant que ma candidature retiendra votre attention, je reste à votre disposition pour tout entretien ou information complémentaire.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. »

L’important n’est pas d’impressionner par la longueur de la formule, mais de rester dans le registre attendu du milieu concerné.

4. Quelles formules de politesse éviter absolument en 2026  ?

Pour savoir quoi choisir, il est souvent utile de commencer par ce qu’il vaut mieux bannir. Certaines formules appartiennent clairement à une autre époque ou à un autre contexte.

4.1. Les formules trop désuètes

On les retrouve parfois mot pour mot dans des modèles très anciens ou dans des manuels scolaires périmés. Elles donnent une impression de décalage, voire de mimétisme maladroit.

Exemples à éviter  :

  • « J’ai l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance… »
  • « Je vous serais infiniment obligé de bien vouloir accepter… »
  • « Je vous prie de croire à l’expression de ma très haute considération. »

Le problème n’est pas que ces formules soient « incorrectes » : elles sont simplement disproportionnées. Elles sonnent théâtrales, artificielles, en complet décalage avec la communication professionnelle actuelle.

4.2. Les formules trop familières ou trop légères

Voici quelques fins de lettre complètes, prêtes à être adaptées, qui respectent la structure  :
formule de politesse + mot d’au revoir + prénom nom.

Modèle A – Classique polyvalent

Espérant que ma candidature retiendra votre attention, je reste à votre disposition pour un entretien à la date de votre choix.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
Bien à vous,
Prénom Nom

Modèle B – Professionnel et direct

Je serais heureux(se) de pouvoir échanger avec vous afin de vous présenter plus en détail ma candidature et ma motivation.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération respectueuse.
Avec mes salutations distinguées,
Prénom Nom

Modèle C – Institutionnel

Dans l’espoir que ma candidature retiendra votre bienveillante attention, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma haute considération.
Je vous adresse mes salutations respectueuses,
Prénom Nom

4.3. Les maladresses fréquentes et comment les corriger

Il existe une zone grise, peuplée de formulations « presque bonnes » mais légèrement bancales. Bonne nouvelle  : elles se corrigent facilement.

Quelques cas fréquents  :

  • Formules hybrides du type  :

    « Dans l’attente d’une réponse favorable, je vous prie d’agréer mes salutations distinguées. »
    Le « réponse favorable » sonne intéressé, insistant.
    Correction  : retirer « favorable » et alléger  :
    « Dans l’attente de votre retour, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »

  • Oublier le « Madame, Monsieur » dans la formule finale alors qu’on l’a utilisé en début de lettre.
    Mieux vaut garder la cohérence  :

    « Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »

  • Multiplier les superlatifs  :

    « Je vous prie d’agréer l’expression de mes très respectueuses et sincères salutations. »
    Inutile. Une seule qualité suffit.
    Correction  :
    « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses. »

L’idée générale  : simplifier plutôt que surcharger. Plus une formule est courte, claire et bien calibrée, plus elle paraît maîtrisée.

Conclusion

Il y a une ironie discrète dans cette histoire  : la plupart des candidats passent plus de temps à douter de leur dernière ligne qu’à choisir les exemples concrets qui pourraient vraiment convaincre un recruteur.

La formule de politesse est importante, oui. Mais elle est surtout importante quand elle est ratée. Une formule  :

  • trop familière, fait tiquer  ;
  • trop pompeuse, fait sourire (ou soupirer)  ;
  • mal construite, laisse un doute sur votre maîtrise de l’écrit.

En revanche, une formule claire, sobre, adaptée au support et au destinataire, se fait presque oublier. Et c’est très bien ainsi.

Au fond, une bonne fin de lettre de motivation dit simplement ceci  :
« Je sais dans quel cadre nous nous parlons. Je respecte ce cadre. Je suis prêt à continuer cet échange de manière professionnelle. »

Tout le reste – votre parcours, vos arguments, votre façon de relier votre expérience au poste – pèse infiniment plus dans la décision finale.
La formule de politesse n’est pas la vedette de votre lettre  : c’est la poignée de main qui clôt le premier contact. Autant qu’elle soit ferme, nette, et à la bonne distance.

Questions fréquentes

Pour terminer, voici quelques questions fréquentes, avec des réponses simples pour vous donner des repères.

Oui, mais avec prudence. Même dans un environnement détendu, la lettre de motivation reste un premier contact formel. Vous pouvez alléger un peu le ton (phrase de conclusion plus simple, formule finale moins solennelle), mais restez dans le registre professionnel  :

  • début  : « Madame, Monsieur, » ou « Bonjour Madame X, » si la personne est clairement identifiée  ;
  • fin  : « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. » ou, pour un mail, « Bien cordialement, ».
    Le tutoiement et les formules trop familières viendront, si besoin, plus tard, une fois la relation établie.

Dans le corps du texte, on privilégie les formes développées  : « Madame », « Monsieur », « directrice des ressources humaines ». Les abréviations sont tolérées dans certains cas (en-tête, objet, coordonnées), mais la formule de politesse finale gagne à rester en toutes lettres  :« Veuillez agréer, Madame la Directrice des ressources humaines, l’expression de mes salutations distinguées. »

Dans ce cas, on reste sur une formule générale mais soignée  :

  • en début de lettre  : « Madame, Monsieur, » ;
  • en conclusion  : « Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »
    Évitez les formulations floues ou impersonnelles du type « À qui de droit » ou « Aux responsables du recrutement », qui sonnent administratives et distantes.

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