
Comment gérer les conflits au travail en tant que manager : quand intervenir (ou pas) dans les tensions de son équipe ?
Comment gérer les conflits au travail en tant que manager : quand intervenir (ou pas) dans les tensions de son équipe ?
Un mardi à 15h42, deux rires éclatent près de la machine à café. Ils sont un peu trop forts. Un peu trop appuyés. Au milieu des ricanements, il y a un prénom, dit sur un ton particulier.
Vous passez à côté, tasse à la main. Vous savez. Quelque chose se joue là. Entre ces rires, ce prénom, ce silence qui suit quand vous arrivez.
Vous n’êtes pas devenu manager pour ça. On vous a parlé de stratégie, de vision, de pilotage de projet. Pas de soupirs, d’yeux levés au ciel et de messages sur un canal privé qui commence à ressembler à un carnet de doléances.
Et pourtant, si vous lisez un article sur comment gérer les conflits au travail en tant que manager, c’est que la question vous colle déjà à la peau. Vous sentez bien que « laisser les adultes régler ça entre eux » ne suffit plus. Mais intervenir ? Comment, quand, jusqu’où, sans devenir le parent fatigué d’une fratrie survoltée ou le psy non déclaré de toute l’équipe ?
Cet article ne va pas vous transformer en super-héros du conflit.
Il va faire quelque chose de plus utile :
- éclairer ce que vous faites déjà (sans oser vous l’avouer),
- vous aider à choisir vos batailles,
- vous donner des façons d’intervenir qui ne vous transforment ni en gendarme, ni en baby-sitter.
Entrons maintenant dans le vif du sujet.
1. Pourquoi un manager doit-il considérer les conflits au travail comme son problème ?
Il y a une croyance tenace : « S’ils sont adultes, ils vont bien finir par régler ça entre eux. »
C’est joli, ça sonne mûr et responsabilisant.
Dans la pratique, c’est surtout une manière polie de dire : « Je n’ai ni l’énergie ni l’envie de me mêler de ça. »
1.1. Que se passe-t-il vraiment quand un manager laisse un conflit “se gérer tout seul” ?
Quand un conflit s’installe et que vous ne faites rien, il ne se met pas en pause en attendant que vous soyez disponible. Il travaille. En souterrain.
Concrètement, ça donne quoi, au bout de quelques semaines ?
- Des clans silencieux : les déjeuners ne se mélangent plus, les réunions se font en sous-textes, certains regards ne se croisent plus.
- Une énergie aspirée par le non-dit : on passe plus de temps à interpréter un « ok » sur un message qu’à avancer sur le fond.
- Une confiance qui se fissure : non seulement entre les personnes en conflit, mais entre l’équipe et… vous.
Car oui, votre non-intervention raconte quelque chose.
Elle dit :
« Ici, certains comportements sont tolérés, tant qu’ils ne font pas trop de bruit. »
Et l’équipe l’entend très bien.
1.2. Comment distinguer un simple désaccord d’un vrai conflit d’équipe ?
Tout n’est pas « drame ». Une équipe sans désaccord, c’est soit une équipe morte, soit une équipe terrorisée.
La difficulté, pour un manager, c’est de savoir quand on bascule du désaccord sain au conflit qui vous concerne directement.
Quelques repères simples :
- La durée : un désaccord, ça s’exprime, ça se régule, ça laisse des traces, mais ça passe. Un conflit, lui, s’installe. On reparle du même sujet, sous des formes différentes, pendant des jours, des semaines.
- L’extension : au début, ce sont deux personnes. Puis très vite, « tout le monde sait ». On prend parti, même sans le dire ouvertement. On « comprend » untel, on « ne peut plus supporter » unetelle.
- La tonalité : on quitte le terrain des idées pour celui des personnes. On ne dit plus « je ne suis pas d’accord avec sa proposition », on dit « de toute façon, avec lui c’est toujours pareil ».
- L’impact : les délais s’allongent, les informations circulent moins bien, certains évitent d’être dans la même pièce. Le conflit n’est plus un sujet dans le travail, il devient un sujet à la place du travail.
Quand ces quatre signaux commencent à se combiner, vous n’êtes plus face à un petit frottement d’ego. Vous êtes face à un mécanisme qui va rogner, jour après jour, sur la qualité de ce que vous livrez… et sur la santé de ceux qui le produisent.
1.3. En quoi la posture “neutre” abîme aussi l’image de soi du manager ?
Il y a ce que vous dites : « Je reste neutre. »
Et il y a ce que vous ressentez, seul, le soir, en ruminant une scène de la journée.
La vérité, c’est que la neutralité totale n’existe pas.
Vous voyez qui déborde. Vous voyez qui se rabougrit. Vous voyez qui se tait, alors qu’avant il parlait.
Et, quelque part, vous savez que vous pourriez faire quelque chose. Vous ne le faites pas, parce que :
- vous avez peur de mal faire,
- vous êtes épuisé,
- vous ne voulez pas ouvrir la boîte de Pandore.
À force, une petite fissure intérieure se creuse :
« Je prétends être un leader, mais je détourne le regard quand ça fait vraiment mal ici. »
Ce malaise-là, beaucoup de managers le portent sans le nommer. Ils deviennent experts en tableaux de bord, en indicateurs, en comptes rendus… et étrangers à ce qui se joue dans les couloirs.
Ce n’est pas une question de morale.
C’est une question de cohérence : comment se respecter soi-même dans ce rôle, si on décide que les choses les plus humaines – les conflits, les blessures, les frottements – sont “hors périmètre” ?
2. Quelles mauvaises raisons poussent un manager à intervenir (ou à fuir) un conflit au travail ?
Avant de chercher comment intervenir, il est utile de regarder pourquoi vous avez envie de vous en mêler… ou de partir en courant. Parce que derrière vos choix, il n’y a pas que la sagesse. Il y a aussi vos peurs, vos réflexes, vos anciennes histoires.
2.1. Pourquoi vouloir “apaiser tout le monde” peut aggraver le conflit ?
« Calmez-vous, on est là pour travailler, pas pour se disputer. »
Cette phrase semble raisonnable. En réalité, elle produit souvent l’inverse de ce qu’elle promet.
Vouloir apaiser tout le monde trop vite, c’est :
- mettre un couvercle sur une casserole en ébullition,
- confondre silence et résolution,
- envoyer le message que ce qui compte, ce n’est pas ce que les gens vivent, mais que ça ne se voie pas.
Les personnes les plus bruyantes se taisent… devant vous.
Les personnes les plus fragiles se disent : « Même là, quand ça déborde, on me demande surtout de rester agréable. »
Résultat :
- le conflit ne disparaît pas,
- il se déplace ailleurs,
- et on ajoute, en prime, une couche de ressentiment contre la hiérarchie.
2.2. Quelles excuses se donne un manager pour ne jamais se mêler des tensions ?
Vous les connaissez, ces phrases intérieures. Elles arrivent toutes seules :
- « Ils sont grands. »
- « Je ne veux pas être pris à parti. »
- « Je ne veux pas passer pour le méchant. »
- « Je ne suis pas formé pour ça. »
- « Franchement, avec tout ce que j’ai à gérer… »
Tout cela est vrai, en partie.
Et en même temps, ces phrases servent aussi de bouclier.
Elles évitent de se poser trois questions inconfortables :
- Qu’est-ce que ce conflit réveille chez moi ?
- De quoi j’ai peur, en réalité ? Du conflit lui-même, ou de l’image que j’aurais de moi si je m’en mêle ?
- Qu’est-ce que je protège quand je ne fais rien : la paix de l’équipe… ou ma propre tranquillité immédiate ?
Aucun manager n’est payé pour aimer les conflits.
Mais tous ceux qui restent longtemps à ce poste ont fini par accepter une chose simple : ils ne sont pas là seulement pour faire tourner la machine, ils sont là pour tenir le cadre dans lequel on travaille ensemble.
Tenir un cadre, ce n’est pas confortable, mais c’est ce qui distingue un chef de projet d’un leader.
2.3. Comment l’organisation fabrique-t-elle des managers allergiques aux conflits ?
Avant de vous flageller, il faut aussi dire ce que peu d’articles osent dire :
le système vous entraîne, très tôt, à éviter tout ce qui ralentit la production.
Depuis des années, on valorise :
- les managers « orientés résultats »,
- ceux qui « ne se laissent pas distraire par les problèmes relationnels »,
- ceux qui « gardent le cap » coûte que coûte.
Rares sont les organisations qui récompensent officiellement le temps passé à :
- écouter deux personnes en désaccord,
- recadrer un manque de respect subtile,
- créer un espace pour que quelqu’un dise : « Là, ça m’a vraiment blessé. »
Et pourtant, c’est souvent là que se jouent les choses importantes.
Pas dans la slide 42 du comité de pilotage.
Reconnaître ça, ce n’est pas vous dédouaner. C’est comprendre pourquoi, spontanément, vous avez envie de fermer la porte quand le conflit frappe. Et pourquoi il va falloir, parfois, l’ouvrir quand même.
3. Quelles questions un manager doit-il se poser avant d’intervenir dans un conflit au travail ?
Intervenir à chaque soupir, c’est l’enfer.
Ne jamais intervenir, c’est l’autre enfer.
Entre les deux, il existe un chemin plus fin : celui où vous choisissez vos batailles avec lucidité, non par fatigue ou par réflexe.
Avant de vous jeter dans la mêlée ou de faire semblant de ne rien voir, trois questions peuvent servir de boussole.
3.1. La situation met-elle en danger la dignité ou la sécurité d’une personne ?
C’est la première question, et elle est non négociable.
- Y a-t-il des remarques humiliantes, répétées ?
- Des sous-entendus sur l’âge, le genre, l’origine, l’apparence ?
- Des moqueries en réunion, des « blagues » qu’une personne encaisse en souriant jaune ?
Même si personne ne vient vous voir, même si tout le monde rit, même si la personne visée dit : « Non mais ça va, je suis habitué », c’est votre affaire.
Car à ce stade, ce n’est plus un simple conflit d’opinion.
C’est une atteinte à la dignité, parfois un début de harcèlement.
Ici, vous n’êtes pas un arbitre neutre. Vous êtes le garant d’un cadre minimum :
- on peut ne pas s’apprécier,
- on peut ne pas être d’accord,
- mais on ne joue pas avec l’intégrité des gens.
Le jour où quelqu’un quittera l’entreprise en disant « plus jamais ça », on se souviendra moins de celui qui faisait les blagues que de ceux qui ont vu… et n’ont rien dit.
3.2. Depuis combien de temps ça dure, et comment ça évolue ?
La deuxième question concerne le temps.
- Est-ce un épisode ponctuel, lié à un rush, à une pression exceptionnelle ?
- Ou bien est-ce la répétition du même type de scène, semaine après semaine ?
Un désaccord aigu peut parfois se réguler sans vous, si les personnes ont l’habitude de se parler franchement, si la confiance de base existe.
En revanche, un conflit chronique a tendance à :
- contaminer les nouveaux arrivants,
- s’incruster dans les habitudes,
- se transformer en récit collectif (« De toute façon, entre eux, c’est toujours comme ça. »).
Plus il dure, plus il devient difficile à aborder, parce que chacun a accumulé :
des preuves, des ressentiments, des alliances.
Le conflit qui aurait pu être traité en deux conversations devient alors une guerre de positions.
Votre rôle n’est pas de surgeler tous les désaccords au premier signe d’élévation de voix,
mais de repérer le moment où ce qui aurait pu être une friction utile devient une structure toxique.
3.3. Qui est vraiment touché, et qui regarde sans rien dire ?
La troisième question concerne le périmètre.
- Le conflit se limite-t-il à deux personnes, qui par ailleurs continuent de travailler correctement avec les autres ?
- Ou bien commence-t-on à voir des camps, des récits antagonistes, des « on » et des « eux » ?
Dès que :
- plusieurs personnes commencent à aligner leurs agendas en fonction de qui sera présent,
- certains projets sont freinés parce que « je ne veux pas travailler avec elle »,
- l’ambiance en réunion est lestée d’un silence épais,
le conflit devient un sujet d’équipe.
Donc un sujet pour vous.
Ne comptez pas sur un groupe entier pour « s’auto-réguler » spontanément. Le groupe sait très bien repérer ce qui est injuste, hypocrite, violent.
Mais pour le traiter, il lui faut un cadre. Et ce cadre, c’est vous.
4. Comment un manager peut-il intervenir dans un conflit d’équipe sans devenir le parent ni le psy de tout le monde ?
C’est souvent là que vous bloquez :
« Si je m’en mêle, je vais me retrouver à gérer leurs émotions, leur histoire, leur enfance… Je ne suis ni psychologue, ni éducateur. »
Bonne nouvelle : on ne vous demande pas de guérir les gens.
On vous demande de tenir la place d’adulte qui rappelle les règles du jeu, et qui s’assure qu’on peut continuer à travailler ensemble sans se détruire.
4.1. Par où commencer quand un conflit éclate sous vos yeux ?
Quand la tension explose devant vous – voix qui montent, regards durs, sarcasmes – le premier réflexe est souvent de couper court, ou de faire semblant que c’est « juste un échange vif ».
Une autre voie est possible :
- Nommer ce que vous voyez, sans jugement moral :
- « Là, j’entends de la colère et de l’agacement des deux côtés. »
- « On a quitté la discussion sur le projet, on parle de vous deux, maintenant. »
- Mettre un stop temporaire, non pour censurer, mais pour éviter la casse :
- « On va faire une pause là-dessus, pour ne pas dire des choses qu’on regrettera. On va reprendre plus calmement. »
- Annoncer que vous reviendrez dessus, de façon structurée :
- « Ce sujet n’est pas clos. Je vais voir chacun de vous individuellement, puis on en reparlera ensemble. »
L’essentiel, c’est que l’équipe sente deux choses :
- que vous avez vu,
- que vous n’allez pas laisser ça disparaître sous le tapis.
4.2. Quelles phrases un manager peut-il utiliser pour recadrer sans humilier ?
Dans un conflit, les mots comptent. Les vôtres, particulièrement.
Quelques phrases qui posent un cadre sans écraser :
- « Je ne suis pas là pour décider qui a “raison” sur tout. Je suis là pour m’assurer qu’on se parle d’une façon qui permette de continuer à travailler ensemble. Là, on en est loin. »
- « Ce que tu évoques est important. Mais la façon de le dire, en ce moment, rend impossible pour l’autre de t’entendre. On va travailler sur les deux : le fond, et la forme. »
- « On peut être en désaccord profond, mais ici on ne s’attaque pas aux personnes. On parle de faits, de décisions, de comportements précis. »
Et parfois, le recadrage doit être plus net :
- « Ce qui vient d’être dit est inacceptable. On va s’arrêter là, et on va en reparler ensemble ailleurs. »
Recadrer, ce n’est pas humilier.
C’est signaler une limite : pas sur ce qu’on a le droit de ressentir, mais sur ce qu’on a le droit de faire vivre aux autres.
4.3. Comment suivre après l’intervention sans s’engluer dans le “drama” ?
Le piège, après une première intervention, c’est de se retrouver aspiré dans le roman de chacun. Chacun veut vous raconter, en détail, pourquoi l’autre est insupportable.
Vous pouvez éviter de devenir le confident officiel en posant dès le départ un cadre clair :
- Des entretiens individuels cadrés dans le temps :
- « On a 30 minutes. J’ai besoin que tu me dises ce qui se passe pour toi, avec des exemples concrets. Puis on verra ce qu’on peut faire. »
- Un recentrage constant sur le travail :
- « Ce que tu me racontes est douloureux, je l’entends. Dis-moi maintenant comment cela impacte ton travail, celui de l’équipe, et ce que tu proposes. »
- Une restitution collective quand c’est nécessaire :
- « J’ai parlé avec chacun de vous. Voilà ce que je retiens, et voilà ce que je vous propose comme cadre pour la suite. »
Vous n’êtes ni arbitre de vie, ni thérapeute.
Vous êtes celui qui dit :
« Ce conflit existe. On ne va pas faire comme si de rien n’était. Mais on ne va pas non plus y consacrer tout notre oxygène. On va le regarder, le traiter autant que possible, et remettre le travail à sa place. »
5. Quelle question inconfortable peut vraiment changer la posture d’un manager face aux conflits au travail ?
On pourrait finir cet article avec une checklist.
Mais une checklist ne change pas une posture. Elle rassure, elle occupe, elle donne l’illusion de la maîtrise.
Ce qui transforme, souvent, c’est une question qui dérange suffisamment pour que vous ne puissiez plus l’oublier.
La voici :
Si j’étais à la place de la personne la plus fragile dans cette histoire, est-ce que j’aurais envie que mon manager “ne se mêle pas de ça” ?
Pas la personne la plus bruyante.
Pas la plus performante.
Pas la plus proche de vous.
La plus fragile. Celle qui baisse un peu les yeux en réunion. Celle qui rit aux blagues pour ne pas avoir l’air coincée. Celle qui, le soir, se demande si elle ne devrait pas chercher ailleurs.
Si, en pensant à elle, vous sentez que votre fameuse « neutralité » ressemble plutôt à un abandon, alors vous savez déjà ce que vous avez à faire :
- pas tout, pas tout de suite, pas parfaitement,
- mais quelque chose.
Un mot.
Un rappel du cadre.
Un « ce que j’ai entendu tout à l’heure, ce n’est pas possible ici ».
C’est souvent là que se joue la vraie autorité : non dans les grands discours stratégiques, mais dans ces petits moments où quelqu’un se dit, en silence :
« Heureusement qu’il a parlé. Heureusement qu’elle n’a pas laissé passer ça. »
Conclusion
Gérer les conflits au travail en tant que manager, ce n’est pas :
- résoudre tout,
- comprendre tout,
- aimer ça.
C’est accepter :
- que le conflit fait partie de la vie d’une équipe,
- que votre non-intervention est déjà une intervention,
- que vous avez plus de pouvoir que vous ne le pensez, et moins que vous ne l’aimeriez.
Entre le gendarme qui s’invite dans chaque haussement de sourcil et le lâche qui détourne le regard dès que l’ambiance se tend, il existe une troisième figure : celle de l’adulte imparfait, mais présent.
L’adulte qui :
- choisit ses batailles avec conscience,
- sait dire « là, c’est non »,
- sait aussi dire « là, je vous laisse essayer de régler ça entre vous, mais je vous regarde ».
Un jour encore, à 15h42, près de la machine à café, vous entendrez un rire un peu trop appuyé, un prénom prononcé d’une drôle de façon.
La différence, ce ne sera pas la scène.
Ce sera la question que vous vous poserez :
« Si j’étais à la place de la personne au centre de cette blague, qu’est-ce que j’attendrais de mon manager ? »
La réponse ne sera pas toujours confortable.
Mais elle aura une vertu immense :
elle fera de vous autre chose qu’un spectateur exaspéré d’un énième “drame de bureau” .
Elle fera de vous, enfin, quelqu’un qui prend au sérieux ce pour quoi on vous a donné ce titre :
pas seulement pour gérer des tâches, mais pour veiller à la façon dont on se traite, ici, pendant ce tiers de vie qu’on passe ensemble à travailler.
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