Comment répondre à « Avez-vous déjà commis une erreur au travail ? » en entretien sans vous saboter

Jeune pousse d'arbre vigoureuse émergeant d'une souche ancienne en forêt

Comment répondre à « Avez-vous déjà commis une erreur au travail ? » en entretien sans vous saboter

avez-vous déjà commis une erreur au travail - Entretien d'embauche

Comment répondre à « Avez-vous déjà commis une erreur au travail ? » en entretien sans vous saboter

Résumé. Pour bien répondre à la question sur les erreurs au travail, commencez par comprendre que le recruteur ne cherche pas un aveu spectaculaire, mais à voir comment vous reconnaissez, assumez et transformez vos erreurs. Choisissez une erreur réelle mais maîtrisée (sans enjeu éthique grave, ni trauma récent, ni faute directement incompatible avec le poste), avec un impact concret mais limité et où votre part de responsabilité est claire. Structurez votre réponse en cinq temps  : le contexte, l’erreur commise, ses conséquences, votre réaction pour la réparer, puis les changements concrets que vous avez mis en place pour que cela ne se reproduise plus. L’objectif n’est pas de vous punir, mais de montrer que vous êtes capable de lucidité, de responsabilité et de progression face à vos ratés.

Il y a des phrases qu’on ne prononce qu’en confession, en thérapie… et en entretien d’embauche. « Avez-vous déjà commis une erreur au travail  ? » fait partie de ce trio sinistre.

Vous êtes là, vous avez sorti votre plus belle chemise, répété votre parcours quinze fois dans le métro, démonté votre propre vie en rubriques « expériences », « compétences », « centres d’intérêt » (ne pas écrire « lecture et cinéma », tout le monde ment là-dessus). Et soudain, au milieu du théâtre bien réglé, on vous balance ça  :

« Parlez-moi d’un moment où vous vous êtes planté·e. »

Ce n’est pas une question, c’est une expérience sociale. On vous demande de dérouler votre honte en trois actes, mais avec élégance, comme si vous serviez un plat qu’on a laissé tomber par terre et qu’on réarrangeait dans l’assiette.

Ce qui est pervers, c’est qu’on ne veut pas votre vérité brute. On veut une erreur présentable, suffisamment réelle pour être crédible, suffisamment domestiquée pour ne pas faire peur. Un échec avec sous-titres pédagogiques.

Cet article n’est pas là pour vous apprendre à mentir mieux. Il est là pour faire deux choses en même temps  :

  1. Vous aider à répondre brillamment à la question « Avez-vous déjà commis une erreur au travail  ? » sans vous tirer une balle dans le pied.
  2. Vous inviter, en douce, à regarder votre rapport à l’erreur autrement que comme un dossier à défendre devant un tribunal.

Oui, on va parler de ce que les recruteurs attendent, des pièges, des bons exemples de réponse.
Mais on va surtout éviter de vous transformer en brochure de recrutement.

Entrons maintenant dans le vif du sujet.

1. Pourquoi les recruteurs posent-ils « Avez-vous déjà commis une erreur au travail  ? »

Avant de chercher « la bonne réponse », il faut comprendre le jeu. Cette question n’est pas un piège gratuit, ni un test de moralité. C’est une sonde. On l’enfonce doucement dans votre ego professionnel pour voir comment ça réagit.

1.1. Que cherchent-ils vraiment à évaluer avec cette question  ?

Personne, en face de vous, ne croit une seconde que vous n’avez jamais fait d’erreur.
Ce que le recruteur veut savoir, c’est autre chose  :

  • Pouvez-vous reconnaître une erreur sans vous dissoudre  ?
    Si au moindre accroc vous vous effondrez, imaginez en période de crise.
  • Cherchez-vous toujours un coupable ailleurs  ?
    « C’est la faute du client », « du stagiaire », « du contexte » : si toute votre réponse est un procès des autres, c’est un très mauvais signe.
  • Êtes-vous capable d’en tirer quelque chose de concret  ?
    Pas une leçon morale floue, mais une vraie modification de vos pratiques  : un nouveau mode d’organisation, un contrôle, une alerte, une façon différente de communiquer.

En clair, derrière « Avez-vous déjà commis une erreur au travail  ? », il y a  :

Que faites-vous de vos ratés  ?

Les niez-vous, les maquillez-vous, ou êtes-vous capable de les intégrer à votre manière de travailler  ?

1.2. Pourquoi cette question vous met-elle autant mal à l’aise  ?

Vous n’êtes pas ridicule de vous sentir nu·e quand cette question tombe. C’est logique.

Parce qu’en réalité, ce qui est en jeu, ce n’est pas l’erreur, c’est l’image.

  • On vous a appris à vous présenter comme quelqu’un de fiable, compétent, sérieux.
    Dire « je me suis trompé·e », c’est fissurer cette vitrification.
  • Vous êtes dans un contexte asymétrique  : on vous juge, vous avez besoin d’un oui.
    Qui a envie d’avouer un moment de faiblesse dans une situation de dépendance  ?
  • On vous demande un exercice schizophrène  :

    « Soyez sincère, mais pas trop. Reconnaissez-vous faillible, mais restez rassurant. »

Ce malaise est normal. Le problème, c’est ce que vous en faites  : soit vous surjouez la perfection (« Franchement, je fais très rarement des erreurs »), soit vous vous punissez en racontant une catastrophe qui n’aide personne, ni vous ni le recruteur.

1.3. Quelles fausses idées avez-vous sur cette question d’entretien  ?

Trois fausses croyances sabotent votre réponse  :

  • A. « Si j’avoue une erreur, on ne me prendra pas. »
    Faux. On ne vous prendra pas si vous montrez que  :
    • vous n’avez pas compris ce qui s’est passé,
    • ou vous avez refait la même chose trois fois,
    • ou vous avez passé votre temps à accuser les autres.
  • B. « Je dois trouver une erreur minuscule pour ne pas prendre de risque. »
    Mauvaise idée. Raconter que vous avez oublié d’envoyer un document interne sans conséquence majeure ne prouve rien, à part que vous avez peur de vous mouiller.
  • C. « Je dois me punir pour paraître sincère. »
    Non plus. Vous n’êtes pas au tribunal. Vous êtes là pour montrer que vous savez gérer les erreurs, pas pour exhiber vos cicatrices.

L’enjeu n’est pas de choisir l’erreur la plus « jolie ». L’enjeu, c’est de choisir une situation qui révèle votre capacité à encaisser le réel et à ajuster votre manière de travailler.

2. Comment choisir l’erreur à raconter  ?

C’est là que la plupart des candidats paniquent vraiment.
Ils ouvrent mentalement un grand classeur « Plantages » et se demandent  :

« Laquelle de ces horreurs est racontable sans flinguer ma candidature  ? »

Bonne nouvelle  : il existe des critères simples pour trier vos erreurs.

2.1. Quelles erreurs faut-il absolument éviter de mentionner en entretien  ?

On va commencer par le non. Parce que certains exemples sont des suicides programmés.

À éviter absolument  :

  • Les erreurs qui touchent à l’éthique  :
    • vol,
    • falsification de données,
    • mensonges graves,
    • trahison de la confiance d’un client ou d’un collègue.
      Même si « vous avez beaucoup appris », un recruteur se projettera très mal.
  • Les erreurs non réparées  :
    Une bourde dont vous n’avez jamais assumé les conséquences, que quelqu’un d’autre a dû rattraper pendant que vous vous cachiez derrière votre boîte mail  : non.
  • Les erreurs trop récentes et encore mal digérées  :
    Si vous avez encore la gorge serrée, le rouge qui monte et les larmes pas loin, gardez ça pour vous ou votre thérapeute, pas pour un entretien.
  • Les erreurs qui contredisent frontalement le poste visé  :
    Si vous postulez à un poste de contrôleur qualité, ne choisissez pas votre plus grande histoire d’oubli de contrôle des produits.

Le principe  :

Ne racontez rien qui puisse faire croire que vous êtes dangereux·se, instable ou incapable d’apprendre.

2.2. Comment sélectionner une erreur « suffisamment grave » mais pas suicidaire  ?

Une bonne erreur pour répondre à « Avez-vous déjà commis une erreur au travail  ? » coche généralement ces cases  :

  • Une erreur réelle, pas un défaut maquillé
    Évitez les caricatures du type  :

    « Mon plus gros défaut, c’est que je suis trop investi·e. »

    Tout le monde voit le mensonge. C’est comme dire que votre principal problème, c’est d’être trop parfait.

  • Une erreur avec un impact concret, mais limité
    Quelque chose du type  :

    • retard qui a forcé l’équipe à se réorganiser,
    • mauvaise estimation de charge,
    • mauvaise communication avec un client,
    • oubli d’une étape clé dans un processus.
  • Une situation où vous avez une part de responsabilité claire
    Si votre récit se résume à  :

    « On m’a mal expliqué, j’étais mal encadré·e, l’entreprise était toxique »,

    vous montrez surtout que vous n’êtes jamais acteur·rice de ce qui vous arrive.

  • Une histoire où vous avez pu agir après coup
    C’est essentiel. Vous devez pouvoir dire  :

    • ce que vous avez fait pour réparer,
    • ce que vous avez mis en place pour éviter que ça recommence.

Une bonne question à vous poser pour faire le tri  :

« Est-ce que je peux montrer que j’ai évolué grâce à cette erreur, sans me faire passer pour un héros tragique  ? »

2.3. Comment structurer votre histoire pour montrer que vous avez appris de votre erreur  ?

Une erreur bien racontée suit, en général, ce fil simple  :

  1. Le contexte
    • Où étiez-vous  ? Quel était votre rôle  ?
    • Que deviez-vous faire concrètement  ?
  2. L’erreur
    • Ce que vous avez mal évalué, mal anticipé ou mal exécuté.
    • Sans enrober, sans minimiser, sans vous flageller.
  3. Les conséquences
    • Ce qui s’est passé pour l’équipe, le client, le projet.
    • Même si ce n’est « pas dramatique », indiquez en quoi c’était gênant.
  4. Votre réaction
    • Comment vous avez pris vos responsabilités.
    • Comment vous avez communiqué (prévenu, expliqué, proposé).
  5. Les changements concrets
    • Ce que vous avez modifié dans votre organisation, vos habitudes, vos méthodes.
    • Cela peut être un double contrôle, une checklist, un point hebdomadaire, un système d’alerte, etc.

Si vous respectez cette structure, vous montrez quelque chose de très précieux  :

Vous n’êtes pas défini·e par votre erreur, mais par votre manière de la traverser.

3. Comment formuler réponse à « Avez-vous déjà commis une erreur au travail  ? »

Vous avez compris le jeu, choisi votre exemple. Reste à mettre des mots dessus.
C’est ici que beaucoup de candidats se noient dans des justifications, se perdent en détails techniques, ou transforment leur réponse en confession lacrymale.

Regardons des exemples, mais pas comme des textes à réciter. Comme des modèles de construction adaptés à différents profils.

3.1. Exemple de réponse pour un profil débutant

Quand on débute, on a souvent peur de dire « j’ai fait une erreur », parce qu’on imagine que ça va confirmer le soupçon universel  : « les jeunes ne savent rien ». En réalité, on vous pardonne bien plus facilement une erreur de junior qu’un ego de marbre.

Exemple  :

« Lors de mon premier stage en entreprise, j’étais chargé·e de préparer un tableau de suivi pour un projet en cours. J’avais compris la demande comme un simple récapitulatif des tâches, et je n’ai pas clarifié certains points.

Résultat  : j’ai oublié d’intégrer des échéances importantes et des contraintes de ressources. Le tableau a été partagé en réunion, et mon responsable s’est rendu compte que plusieurs informations manquaient. Cela a fait perdre du temps à tout le monde.

Sur le moment, j’ai eu le réflexe de me dire que la demande n’était « pas claire ». Puis j’ai compris que j’aurais pu poser plus de questions au lieu de supposer. J’ai proposé de revoir entièrement le document, cette fois en m’assurant d’avoir bien saisi les attentes, et j’ai planifié un court point de validation avant le prochain partage.

Depuis, quand je reçois une demande un peu floue, je prends cinq minutes pour reformuler ce que j’ai compris et poser des questions. Cela m’évite de partir dans la mauvaise direction et fait gagner du temps à tout le monde. »

Pourquoi ça fonctionne  :

  • L’erreur est réelle, mais à impact limité.
  • La responsabilité est assumée.
  • L’apprentissage est très concret  : reformuler, vérifier la demande.

3.2. Exemple de réponse pour un profil confirmé

Avec quelques années d’expérience, on attend de vous autre chose que « j’ai oublié une pièce jointe ». Votre erreur peut être plus stratégique, liée à l’organisation, à la gestion des priorités.

Exemple  :

« Dans un poste précédent, je pilotais la mise en place d’un nouvel outil interne. Pressé·e par le calendrier, j’ai sous-estimé le temps nécessaire pour former l’ensemble de l’équipe.

Nous avons tenu la date de déploiement, mais les utilisateurs n’étaient pas suffisamment à l’aise. Les premières semaines ont été très chaotiques  : erreurs de saisie, demandes de support en continu, perte de temps.

J’ai d’abord eu tendance à me dire que « les gens résistent toujours au changement ». Puis j’ai admis que j’avais bâclé la phase d’appropriation pour sauver le planning. J’ai organisé rapidement des ateliers supplémentaires, mis en place un guide pas à pas, et désigné des référents dans chaque service pour relayer les bonnes pratiques.

Ce que j’ai appris, c’est qu’un projet n’est pas réussi uniquement parce qu’il est livré à l’heure. Aujourd’hui, dans mes plans, je prévois systématiquement une phase d’accompagnement au changement, quitte à négocier différemment les délais. »

Pourquoi ça fonctionne  :

  • On voit une erreur de jugement, pas juste un oubli matériel.
  • Le candidat montre qu’il a revu sa définition de la réussite.
  • La correction est structurée, crédible, applicable ailleurs.

3.3. Exemple de réponse pour un manager ou responsable d’équipe

Pour un poste de management, l’erreur la plus intéressante à montrer touche souvent à la relation, à la communication, au positionnement hiérarchique.

Exemple  :

« En tant que responsable d’équipe, j’ai commis une erreur qui m’a marqué  : j’ai évité un retour difficile à faire à une collaboratrice. Ses résultats baissaient, je voyais bien que quelque chose n’allait pas, mais je repoussais l’entretien, par peur de la démotiver.

À force de ne pas aborder le sujet, la situation s’est envenimée  : frustration dans l’équipe, tensions implicites, remarques en off. Quand j’ai enfin pris le temps d’en parler avec elle, elle m’a dit quelque chose qui m’a beaucoup secoué  : « Je savais que ça n’allait pas, mais le fait que tu ne m’en parles jamais me donnait l’impression que tu ne pensais pas que ça valait la peine de me faire progresser. »

J’ai compris que, par confort, j’avais confondu bienveillance et évitement. J’ai présenté mes excuses, nous avons posé ensemble un plan d’accompagnement clair, avec des points réguliers. La situation s’est progressivement améliorée.

Depuis, je prends au sérieux ma responsabilité de donner des retours honnêtes, même quand c’est inconfortable. Je préfère un entretien difficile mais respectueux plutôt qu’un silence qui abîme la confiance. »

Pourquoi ça fonctionne  :

  • Le manager ne se pose pas en héros, il reconnaît une lâcheté ordinaire.
  • Il en tire une philosophie d’action claire et concrète.
  • Il montre qu’il sait gérer des sujets humains délicats, ce qui est exactement ce qu’on attend de lui.

4. Que faire de vos « vraies » erreurs, celles que vous ne direz jamais en entretien  ?

À ce stade, vous avez de quoi répondre proprement à « Avez-vous déjà commis une erreur au travail  ? ».
Mais soyons honnêtes  : ce que vous allez raconter en entretien, ce n’est pas toute l’histoire.

Il y a les erreurs racontables, bien tenues en laisse.
Et il y a les autres. Celles qui grattent encore.

4.1. Pourquoi certaines erreurs restent indicibles au travail  ?

Parce qu’elles ne se limitent pas à un défaut de méthode ou à un manque d’anticipation.
Elles touchent à autre chose  :

  • le moment où vous n’avez pas soutenu un collègue maltraité,
  • le jour où vous avez couvert une injustice par peur pour votre poste,
  • cette fois où vous avez volontairement fermé les yeux sur une dérive, parce que ça vous arrangeait.

Ce ne sont pas des erreurs techniques. Ce sont des renoncements, des compromis avec votre propre idée de vous-même. Celles-ci, évidemment, vous ne les exposerez pas devant un recruteur. Et c’est normal. L’entretien n’est pas le lieu pour ça.

Mais si vous les enterrez complètement, vous vous condamnez à les rejouer, ailleurs.

4.2. Comment vivre avec ses erreurs sans se raconter des histoires  ?

Il y a deux façons de se protéger de ses erreurs  :

  • Se fabriquer un récit héroïque
    « Je n’avais pas le choix », « c’était la faute du système », « tout le monde aurait fait pareil ».
  • Se condamner à perpétuité
    « Je suis nul·le », « je suis lâche », « je ne vaux pas mieux que ça ».

Dans les deux cas, vous échappez à quelque chose  : la lucidité supportable.
Celle qui permet de dire  :

« Là, j’ai failli. Pas complètement malgré moi.
J’ai eu peur, j’ai choisi le confort, j’ai été injuste.
Je ne vais pas m’y enfermer, mais je ne vais pas non plus faire comme si de rien n’était. »

Ce travail-là ne se fait pas devant un recruteur.
Il se fait avec vous-même, éventuellement avec quelqu’un de confiance.
Et il a une conséquence très concrète  : il vous évite de tout miser sur une image impeccable.

4.3. Comment cette question peut devenir un levier de lucidité plutôt qu’une torture  ?

La prochaine fois que vous préparerez la question « Avez-vous déjà commis une erreur au travail  ? », vous pouvez en faire deux exercices différents  :

  1. L’exercice officiel
    • Choisir une erreur racontable,
    • la structurer,
    • préparer votre réponse de manière claire, sincère, maîtrisée.
  2. L’exercice officieux (rien que pour vous)
    • Lister les erreurs que vous ne raconterez jamais en entretien,
    • repérer les situations qui reviennent  : peur du conflit, évitement, précipitation, besoin de plaire…
    • vous demander non pas comment vous excuser, mais comment ne plus vous fuir dans ces moments-là.

Ce double travail a un effet paradoxal  : plus vous acceptez de voir vos erreurs pour de vrai, moins vous aurez peur d’en parler en entretien. Parce que vous saurez que la scène de l’entretien n’est qu’un petit morceau de votre rapport à vous-même, pas le jugement final.

Conclusion

On vous a longtemps vendu l’erreur comme un ennemi à abattre, puis comme un outil de développement personnel qu’il faudrait chérir. La vérité est moins confortable  : une erreur, ça fait mal, ça froisse, ça marque. On n’en fait pas des posters de motivation.

Quand un recruteur vous demande  : « Avez-vous déjà commis une erreur au travail  ? », il ne vous demande pas de vous mettre à genoux. Il veut voir si, face au réel, vous savez faire autre chose que fuir ou accuser.

Vous pouvez jouer le jeu de l’entretien, choisir une histoire maîtrisée, montrer que vous avez appris. Vous pouvez répondre avec intelligence, nuance, sans vous inventer des défauts décoratifs ni vous flageller en place publique.

Mais surtout, souvenez-vous de ceci  :

La seule erreur vraiment dangereuse n’est pas celle que vous racontez en entretien.
C’est celle que vous refusez de regarder, même quand plus personne ne vous écoute.

Si vous parvenez à répondre à cette question en entretien sans vous renier, et à vous la poser à vous-même sans vous détruire, vous aurez gagné bien plus qu’un poste  : une manière plus honnête d’habiter vos ratés.

Et ça, aucun recruteur ne vous le demandera. Mais tout le monde le sentira.

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