
Comment pitcher une idée à son manager (en deux minutes, avec clarté) ?
Comment pitcher une idée à son manager (en deux minutes, avec clarté) ?
Dans chaque organisation, dans chaque entreprise, il y a un petit cimetière invisible.
On n’en parle jamais, mais tout le monde y a déjà enterré quelque chose. Une bonne idée de projet, une amélioration de process, une nouvelle façon de faire qui aurait simplifié la vie de tout le monde.
Ces idées ne meurent pas parce qu’elles sont mauvaises. Elles meurent parce qu’elles n’ont jamais été présentées clairement, rapidement, au bon moment, à la bonne personne.
Trois minutes avant la fin d’une réunion, votre manager se retourne vers vous :
“Au fait, tu peux me résumer ton idée de nouveau reporting, là… en deux minutes ?”
Votre cerveau se transforme en flan. Vous commencez par le contexte de l’année dernière, vous évoquez un tableau Excel, puis un mail, puis « en fait, c’est un peu plus complexe que ça ». Finalement, personne n’a compris, tout le monde a autre chose à faire, l’idée est morte.
Ce texte est là pour ce moment précis, pour ces 120 secondes où se joue la différence entre :
- une idée qui reste coincée dans votre tête,
- et une idée qui entre dans la tête de quelqu’un qui peut décider.
Nous allons voir comment pitcher une idée de façon simple, humaine, efficace (professionnelle quoi).
Pas avec des « techniques de manipulation ». Pas en jouant à l’orateur de TEDx du pauvre. Juste en apprenant à raconter votre idée de manière claire, courte, assumée.
1. Pourquoi apprendre à pitcher une idée en 2 minutes change votre pouvoir au travail ?
Avant de parler structure, gestes, voix, il faut regarder en face ce que vous jouez vraiment dans ces deux minutes. Non, ce n’est pas « juste » de la communication. C’est votre capacité à exister autrement qu’en exécutant ce qu’on vous demande.
1.1. Que se passe-t-il quand vous ne savez pas présenter vos idées ?
Imaginez deux personnes dans une équipe.
La première travaille bien, beaucoup. Elle améliore des choses en douce, fait tenir des systèmes cassés, corrige des erreurs sans en parler. Quand elle a une idée, elle l’enrobe de détails, d’hésitations, de précautions. Au bout de cinq minutes, plus personne ne sait où elle veut en venir.
La seconde a des idées parfois banales, parfois bonnes, parfois moyennes. Mais elle sait les présenter en trois phrases. Elle dit :
« Aujourd’hui, on perd du temps sur X.
Je propose de faire Y.
Résultat : on gagnerait Z heures par semaine. Je peux tester sur un mois. »
Laquelle obtient les moyens d’agir ?
Laquelle on consulte quand il faut décider vite ?
Laquelle semble « à potentiel » aux yeux de la hiérarchie ?
Apprendre à pitcher une idée en 2 minutes, ce n’est pas faire joli.
C’est refuser de laisser votre place occupée par quelqu’un qui parle plus fort, mais pas forcément plus juste.
Quand vous ne savez pas présenter vos idées :
- vous laissez les autres poser les mots sur la réalité à votre place ;
- vous devenez un exécutant fiable, mais remplaçable ;
- vous donnez l’illusion que vous n’avez « pas d’idées », alors que vous en avez simplement plein… mais muettes.
1.2. Pitcher, est-ce manipuler ou simplement se faire entendre ?
Beaucoup de gens ont un blocage :
« Je ne veux pas me vendre »
« Je n’aime pas me mettre en avant »
« Si l’idée est bonne, on devrait la voir… »
C’est noble. C’est aussi naïf.
Pitcher, ce n’est pas forcer les autres à aimer votre idée. C’est simplement donner une chance réelle à cette idée d’être :
- comprise,
- discutée,
- éventuellement refusée pour de bonnes raisons.
Une idée qui n’est jamais vraiment présentée n’est pas refusée.
Elle est juste ignorée.
Et l’ignorance, au fond, fait beaucoup plus mal que le refus.
Apprendre à pitcher, ce n’est donc pas apprendre à manipuler.
C’est apprendre à dire, en substance :
« Voilà ce que je vois.
Voilà ce que je propose.
Voilà ce que ça peut changer. »
Et ensuite, oui : laisser les autres décider. Mais au moins, ils décident en connaissance de cause.
2. Comment structurer un pitch efficace en 2 minutes : méthode problème – solution – bénéfice
Maintenant que le décor est planté, passons à l’architecture. Sans structure, même une bonne idée se transforme en flaque verbale. La bonne nouvelle, c’est qu’un pitch de 2 minutes peut tenir sur une ossature très simple.
La structure de base, c’est : Problème → Solution → Bénéfice.
Rien de révolutionnaire.
Mais appliquée avec rigueur, cette triade change tout.
2.1. Comment formuler le problème en une phrase claire ?
Votre instinct, souvent, c’est de commencer par l’historique :
« Alors, depuis quelques mois, on a mis en place… »
Erreur. Vous perdez tout le monde.
Commencez par nommer la douleur actuelle, en une phrase que même quelqu’un d’extérieur comprendrait. Par exemple :
- « Aujourd’hui, on passe beaucoup de temps à recopier les mêmes données dans trois outils différents. »
- « À chaque réunion projet, on dépasse 30 minutes parce que l’ordre du jour n’est pas clair. »
- « Les nouveaux arrivants mettent deux mois à être opérationnels, faute de mode d’emploi clair. »
Une bonne phrase de problème :
- est concrète (on peut l’observer) ;
- parle du présent (pas d’un “jour peut-être” ) ;
- évite d’accuser directement des personnes (« le marketing ne fait jamais… ») et se concentre sur un fonctionnement.
En nommant le problème, vous faites deux choses :
- Vous montrez que vous voyez ce que tout le monde subit sans toujours le dire.
- Vous fixez le cadre de la discussion : on va parler de ça, pas d’autre chose.
2.2. Comment présenter la solution sans noyer votre auditoire ?
Une fois le problème formulé, vient le piège préféré des esprits sérieux : entrer dans tous les détails.
Résistez.
Votre pitch de 2 minutes n’est pas là pour expliquer tout. Il est là pour donner envie d’en savoir plus.
Présentez votre solution en une ou deux phrases maximum :
- « Je propose de créer un tableau unique partagé qui remplace les trois fichiers actuels. »
- « Je propose un modèle d’ordre du jour en trois points, systématique pour les réunions projet. »
- « Je propose un kit d’accueil prêt à l’emploi pour les nouveaux, avec check-list de la première semaine. »
Vous avez envie de rajouter : l’outil, le process, les annexes, les hypothèses… Ce sera pour après.
Gardez en tête cette règle :
En deux minutes, vous ne vendez pas le mode d’emploi.
Vous vendez le principe.
Si votre interlocuteur accroche, il posera des questions. C’est à ce moment-là que vous sortirez les détails utiles — et seulement ceux-là.
2.3. Comment annoncer le bénéfice pour convaincre rapidement votre manager ?
C’est ici que beaucoup de pitchs s’effondrent : ils s’arrêtent avant le bénéfice.
Vous avez décrit un problème, proposé une solution… mais pourquoi cela vaudrait la peine de vous suivre ?
Le bénéfice, ce n’est pas ce que vous ressentez. C’est ce que l’autre y gagne.
En contexte professionnel, pensez bénéfices en termes de :
- temps gagné,
- erreurs évitées,
- argent économisé ou mieux utilisé,
- confort accru pour l’équipe,
- image ou qualité perçue améliorée.
Par exemple :
- « Résultat : on gagnerait environ 2 heures par semaine et par personne sur la saisie. »
- « Résultat : on réduit les réunions de 30 à 15 minutes, tout en sortant avec des décisions claires. »
- « Résultat : les nouveaux seraient opérationnels en 3 semaines au lieu de 2 mois. »
Votre pitch de 2 minutes pourrait donc ressembler à ceci :
« Aujourd’hui, on recopie les mêmes données dans trois outils différents.
Je propose de passer à un tableau unique partagé, mis à jour une fois pour toutes.
Résultat : on gagne environ 2 heures par semaine chacun, et on réduit les erreurs de saisie. Je peux tester ça pendant un mois sur une équipe pilote. »
Problème.
Solution.
Bénéfice.
Et une prochaine étape claire : le test.
3. Comment adapter votre pitch à votre manager, à la réunion et au contexte ?
Une idée n’est pas présentée dans le vide. Vous ne parlez pas de la même façon à votre manager en tête-à-tête, à douze personnes en salle de réunion, ou à un directeur qui ne vous connaît pas. La structure reste la même, mais l’angle change.
3.1. Comment pitcher une idée à un manager pressé ?
Scène classique ; votre manager vous dit entre deux portes :
« Oui, ton histoire d’amélioration, là… tu peux m’expliquer vite fait ? »
Ici, l’enjeu n’est pas de tout détailler, mais de lui donner une photo rapide avec un impact net.
Dans ce cas :
- raccourcissez encore le problème : une demi-phrase suffit ;
- formulez une solution extrêmement concrète ;
- mettez l’accent sur le bénéfice pour lui : temps, vision plus claire, moins de surprises.
Par exemple :
« Aujourd’hui, tu reçois nos comptes-rendus sous trois formats différents.
Je peux les passer dans un modèle unique, toujours sur une page.
Résultat : en 5 minutes tu as tout vu, au lieu de 20. Je te montre un exemple vendredi ? »
C’est simple, c’est cadré, ça va simplifier la vie de votre manager.
3.2. Comment présenter un projet en réunion d’équipe sans perdre tout le monde ?
En réunion, vous avez deux pièges :
- Les digressions des autres.
- Votre propre envie de tout expliquer.
Avant de prendre la parole, posez un cadre d’une phrase :
« En 2 minutes, je vous présente une idée pour… »
Cela prépare l’oreille des autres : ils savent que ce sera bref. Ils vous écouteront plus facilement.
Ensuite, gardez la structure problème – solution – bénéfice, mais formulez le bénéfice pour le collectif :
- « Résultat : on gagnerait tous du temps le lundi matin. »
- « Résultat : on arrêterait de se renvoyer les mails sur ce sujet. »
- « Résultat : on saurait tous où en est le projet, sans chercher. »
Et, très important : proposez une étape suivante concrète, adaptée à la réunion :
- un test sur une semaine,
- un petit groupe volontaire,
- une discussion dédiée à un autre moment.
Vous ne demandez pas à l’équipe d’adhérer à un truc définitif. Vous demandez l’autorisation de tester.
3.3. Comment vendre un projet à une direction qui ne vous connaît pas ?
Ici, l’enjeu est différent : vous êtes presque un inconnu. On ne vous jugera pas seulement sur votre idée, mais sur votre capacité à tenir un échange de niveau plus stratégique.
Dans ce cas :
- Formulez le problème avec un niveau de recul plus large : impact sur un service, un budget, une stratégie.
- Situez votre solution comme une réponse ciblée à un enjeu déjà identifié par la direction.
- Rattachez le bénéfice à des priorités qu’ils connaissent : efficacité, qualité, risques, image, économie.
Exemple :
« Aujourd’hui, pour suivre les projets, chaque service a son propre tableau.
On perd beaucoup de temps à recouper les informations et les décisions se prennent sur des données incomplètes.
Je propose un tableau de bord unique par projet, partagé entre les services.
Résultat : on réduit les délais de décision, on voit plus vite où ça bloque, et on sécurise les engagements clients. Je peux le déployer sur un seul projet pilote pour mesurer l’impact. »
Vous n’êtes plus en train de dire « j’ai une bonne idée ». Vous dites : « j’apporte une réponse à un problème que vous avez intérêt à régler. »
4. Comment travailler vos mots, votre voix et votre corps pendant un pitch ?
On voudrait que tout se joue sur le contenu. Ce serait confortable. Malheureusement, le cerveau humain ne fonctionne pas ainsi : il juge aussi votre manière de parler, de respirer, de tenir vos mains. La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin de devenir comédien. Il suffit de corriger quelques réflexes.
4.1. Que dire exactement pendant ces 2 minutes ?
Pour limiter le stress, préparez un squelette verbal. Pas un texte appris par cœur, mais quelques phrases repères, par exemple :
- Pour le problème :
« Aujourd’hui, on… (constat concret, observable). » - Pour la solution :
« Je propose de… (action simple, concrète). » - Pour le bénéfice :
« Résultat : on… (gain mesurable ou sensible). »
Vous pouvez ajouter une phrase de clôture :
« Si vous êtes d’accord, je peux… (prochaine étape). »
Avoir ces formulations en tête vous évite le grand blanc.
Votre cerveau sait où il va. Il peut donc se concentrer sur le lien avec l’autre, plutôt que sur la panique intérieure.
4.2. Comment utiliser votre voix pour garder l’attention ?
Quand on stresse, on a tendance à accélérer, à monter dans les aigus, à tout dire d’une traite sans reprendre souffle. Résultat : on donne l’impression d’être moins sûr de soi, même quand l’idée tient la route.
Quelques repères simples :
- Parlez un peu plus lentement que d’habitude. Vous avez peur de l’ennui, mais vos interlocuteurs, eux, ont besoin de temps pour suivre.
- Marquez de courtes pauses entre problème, solution et bénéfice. Cela structure l’écoute.
- Articulez les chiffres et les verbes d’action : « gagner », « réduire », « éviter », « simplifier ».
Vous n’avez pas besoin d’une « voix de radio ». Vous avez juste besoin d’une voix qui dit :
« Je sais ce que je raconte, et j’assume. »
4.3. Comment tenir votre corps quand tout en vous a envie de fuir ?
Votre corps parle avant vous. Les bras croisés, la feuille tremblante, le regard fuyant… tout cela raconte : « je préférerais être ailleurs ».
Vos interlocuteurs le sentent avant même d’entendre vos mots.
Là encore, quelques ajustements suffisent :
- Posez vos deux pieds au sol. Sentir le contact vous stabilise.
- Évitez de cacher vos mains : ni dans les poches, ni collées sous la table. Mains visibles = message plus clair.
- Regardez vos interlocuteurs un par un, quelques secondes, plutôt que de balayer la salle.
Vous n’avez pas besoin d’être spectaculaire.
Vous avez besoin d’être présent.
Un pitch de 2 minutes, c’est d’abord ça : deux minutes où, pour une fois, vous ne disparaissez pas derrière vos slides ou vos excuses.
5. Comment s’entraîner à pitcher une idée : 5 exercices progressifs à tester au travail
Personne ne devient bon au pitch en lisant un seul article, même brillant. Comme tout geste, cela se travaille. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut s’entraîner sans salle de formation, avec des exercices simples et courts.
5.1. L’exercice du post-it : une idée, une phrase
Choisissez une idée très concrète à laquelle vous tenez : une amélioration, un projet, un changement de fonctionnement.
Sur un post-it, écrivez-la en une seule phrase selon le schéma :
« Je veux proposer… pour que… »
Par exemple :
« Je veux proposer un modèle unique de compte-rendu pour que chacun gagne du temps et qu’on sache toujours où en est le projet. »
Le but n’est pas d’être parfait. Le but est de condenser. Ce post-it devient votre boussole. Si, en parlant, vous vous éloignez complètement de cette phrase, c’est que vous vous perdez.
5.2. L’exercice de la même idée, 3 angles
Prenez cette même idée.
Formulez-la en 3 mini-pitchs différents, selon 3 interlocuteurs :
- Pour un collègue du même niveau.
- Pour votre manager direct.
- Pour un directeur ou une direction support.
À chaque fois, gardez la structure problème – solution – bénéfice, mais changez le bénéfice principal :
- Pour le collègue : confort, temps gagné, simplification du quotidien.
- Pour le manager : vision plus claire, moins de suivi à faire, meilleure coordination.
- Pour la direction : risques réduits, qualité améliorée, gains mesurables.
Vous découvrirez à quel point l’angle change tout, alors que l’idée reste la même.
5.3. L’exercice du miroir chronométré
Celui-ci est désagréable, mais terriblement efficace.
- Prenez votre téléphone, lancez un minuteur de 2 minutes.
- Filmez-vous (ou au minimum, regardez-vous dans le miroir).
- Faites votre pitch complet : problème, solution, bénéfice, prochaine étape.
Puis regardez-vous. Pas pour vous juger, mais pour constater :
- Où est-ce que vous précipitez ?
- Où est-ce que vous vous excusez ?
- Où est-ce que vous perdez le fil ?
Refaites l’exercice en cherchant simplement à :
- respirer une fois entre chaque grande idée,
- formuler une phrase de moins que la fois précédente.
Deux minutes, c’est court. Vous allez apprendre à choisir.
5.4. L’exercice du collègue cobaye
Trouvez un collègue à peu près bienveillant. Dites-lui :
« Je teste un truc pour présenter mieux mes idées. Je te fais un pitch de 2 minutes, et tu me dis juste ce que tu as retenu. »
Faites votre pitch.
Puis demandez-lui de reformuler, avec ses mots, ce qu’il a compris :
- Quel problème ?
- Quelle solution ?
- Quel bénéfice ?
S’il n’arrive pas à répondre simplement, ce n’est pas qu’il est bête. C’est que votre pitch n’était pas clair.
Recommencez en simplifiant.
Le jour où un collègue résume votre idée mieux que vous, c’est gagné.
5.5. L’exercice de la simulation de réunion
Quand vous serez un peu plus à l’aise, poussez le jeu plus loin.
Organisez une mini-séance avec deux ou trois personnes (collègues, amis, peu importe) qui joueront le rôle :
- d’un manager pressé,
- d’un collègue sceptique,
- d’un membre de direction.
Donnez-leur le droit de vous interrompre, de poser des questions, de faire des objections.
Votre mission : revenir toujours à votre trame problème – solution – bénéfice, sans vous laisser embarquer dans mille digressions.
Ce n’est pas confortable.
Mais le jour où vous vivrez la même scène en vrai, vous aurez déjà des réflexes en place.
Conclusion
On pourrait finir ce texte avec une jolie phrase motivante, du genre :
« Vos idées méritent d’être entendues. »
C’est vrai. Mais ce n’est pas suffisant.
La vraie question, maintenant, c’est : laquelle de vos idées va sortir du cimetière ?
Pas « un jour ». Pas « quand vous serez prêt ». La prochaine réunion, le prochain tête-à-tête, le prochain « tu peux m’expliquer vite fait ? », arrivent plus vite que vous ne le pensez.
Choisissez une idée simple. Écrivez-la sur un post-it. Préparez votre problème – solution – bénéfice. Testez un exercice. Un seul.
Vous ne contrôlez pas la réponse de votre interlocuteur. Vous ne contrôlez pas les budgets, les arbitrages, les priorités secrètes.
Mais vous contrôlez ces deux minutes où, pour une fois, vous ne laisserez pas les autres parler à la place de ce que vous voyez.
Une idée qui ne se pitche pas est une idée qui espère qu’on la devinera. Et personne n’a le temps de deviner pour vous.
Alors, la prochaine fois que quelqu’un dira :
En deux minutes, tu peux me dire ce que tu proposes ?
Vous saurez que ce n’est pas une menace.
C’est une porte entrouverte. Deux minutes.
Juste assez pour commencer à prendre, enfin, votre place à la table.
Sommaire
- 1. Pourquoi apprendre à pitcher une idée en 2 minutes change votre pouvoir au travail ?
- 2. Comment structurer un pitch efficace en 2 minutes  ;  ; : méthode problème – solution – bénéfice
- 3. Comment adapter votre pitch à votre manager, à la réunion et au contexte ?
- 4. Comment travailler vos mots, votre voix et votre corps pendant un pitch ?
- 5. Comment s’entraîner à pitcher une idée  ;  ; : 5 exercices progressifs à tester au travail
- Conclusion

