Comment répondre à « En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste ? » en entretien d’embauche ?

En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste

Comment répondre à « En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste ? » en entretien d’embauche ?

En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste - Entretien d'embauche

Comment répondre à « En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste ? » en entretien d’embauche ?

Vous connaissez déjà la scène. Vous êtes en entretien d’embauche, vous avez déroulé votre CV, vous avez souri, hoché la tête, fait semblant de trouver drôle la blague tiède du début.

Et puis ça tombe  :

« En quoi votre expérience précédente est-elle pertinente pour ce poste  ? »

Traduction  :

« Bon, tout ça, là, votre vie professionnelle, vos détours, vos ratés, vos coups de bol… qu’est-ce que ça a à voir avec nous, maintenant, tout de suite  ? »

Et vous sentez la panique monter.
Parce que, très honnêtement, vous n’êtes pas sûr de savoir.
Vous avez travaillé. Beaucoup. Vous avez encaissé. Vous avez appris. Mais mettre tout ça dans une phrase propre, rassurante, qui donne l’impression que tout était prévu dès le départ  ? C’est autre chose.

Cet article est là pour ça.
Pas pour vous transformer en vendeur de vous-même.
Pas pour vous apprendre à mentir plus habilement.

Mais pour vous aider à répondre, avec clarté et aplomb, même si vous ne cochez pas toutes les cases, même si votre parcours ressemble plus à un escalier en colimaçon qu’à une ligne droite.

Entrons maintenant dans le vif du sujet.

1. Pourquoi cette question vous déstabilise autant

Si cette simple phrase vous noue l’estomac, ce n’est pas parce que vous êtes incompétent.

C’est parce qu’elle appuie exactement là où ça fait mal  : votre impression de ne jamais être “assez” .

Prenons le temps de démonter le piège. Une fois que vous verrez comment fonctionne la machine, vous aurez déjà beaucoup moins peur d’y entrer.

1.1. Ce qu’on vous demande… et ce que l’on veut vraiment

Quand on vous demande  :

« En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste  ? »

Vous entendez  :

« Prouvez-moi que vous êtes la personne parfaite. »

Ce n’est pas ça.
Ce qu’on attend de vous, c’est beaucoup plus simple  :

  1. Que vous ayez compris le besoin du poste.
  2. Que vous soyez capable de faire des liens clairs entre ce besoin et ce que vous avez déjà fait.
  3. Que vous ne vous cachiez pas derrière des phrases vagues.

Autrement dit  : on ne vous demande pas de présenter un dossier sans aucune faille. On vous demande de rendre votre parcours lisible à la lumière de ce poste précis.

Ce que vous vivez comme un jugement sur votre valeur, c’est avant tout un test de lucidité et de traduction.

1.2. Le mythe du parcours linéaire

On vous a vendu une histoire  :

  • des études cohérentes,
  • un premier poste logique,
  • une progression fluide,
  • zéro trou, zéro virage brutal, zéro “erreur” .

Vous savez très bien que personne ne vit comme ça.
Mais vous continuez à vous mesurer à ce fantasme.

Résultat  : dès que votre parcours bifurque – arrêt, reconversion, expérience “alimentaire” , mauvaise boîte, patron toxique –, vous vous sentez en faute.

Vous vous pointez en entretien avec l’impression d’avoir à justifier votre existence professionnelle, comme si vous deviez présenter des excuses pour avoir eu une vie réelle.

Ce qui vous bloque devant la question “En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste  ?” , ce n’est pas votre expérience.
C’est votre honte.

1.3. Quand votre CV devient un procès

Il y a un autre glissement plus sournois  : vous confondez critique de votre profil et jugement sur votre personne.

– Si on dit que vous manquez d’expérience sur un outil, vous entendez  : “Je suis nul” .
 — Si on souligne que vous venez d’un autre secteur, vous entendez  : “Je n’ai pas ma place ici” .
 — Si on insiste sur vos changements de postes, vous entendez  : “Je suis instable” .

Alors qu’en face, la question est beaucoup plus basique  :

“Est-ce qu’avec ce que cette personne a déjà fait, on a une chance raisonnable qu’elle réussisse chez nous  ?”

C’est tout.
Pas un tribunal moral. Juste une estimation de transposabilité.

Et c’est exactement ce que vous allez apprendre à montrer.

2. Vous ne manquez pas de cases, vous manquez de traduction

Vous avez travaillé. Vous avez encaissé des périodes absurdes. Vous avez pris sur vous, éteint des incendies, géré des gens, des clients, des urgences.

Le problème, ce n’est pas que vous n’avez rien à montrer.
Le problème, c’est que vous le racontez dans une langue que personne ne comprend.

2.1. Vous parlez “galère” , on attend “compétences”

Vous dites  :

« On était en sous-effectif, je faisais un peu tout. »

On pourrait entendre  :

“Gestion de périmètre large, priorisation, polyvalence, résistance au stress.”

Vous dites  :

« J’ai souvent dû me débrouiller seul, on n’avait pas vraiment de cadre. »

On pourrait entendre  :

“Autonomie, capacité à structurer, prise d’initiatives, résolution de problèmes.”

Vous dites  :

« J’ai changé plusieurs fois de secteur parce que ça ne collait pas. »

On pourrait entendre  :

“Adaptation, curiosité, rapidité d’apprentissage, capacité à repartir de zéro.”

Mais vous, vous restez bloqué sur la première version. Celle qui donne l’impression d’un parcours subi, flou, un peu honteux.

Votre travail, à ce stade, ce n’est pas d’inventer une autre vie.
C’est de traduire votre langue quotidienne en langage compétences.

2.2. Traduire vos expériences en compétences utiles pour le poste que vous ciblez

Prenez une feuille. Oui, une vraie.
Faites trois colonnes  :

  1. Ce que j’ai vécu / fait concrètement
  2. Ce que ça m’a obligé à développer
  3. Ce que ça peut prouver pour ce poste

Par exemple  :

  • Ce que j’ai vécu  :
     — J’ai géré seul la relation avec une dizaine de clients importants.
  • Ce que ça m’a obligé à développer  :
     — Organisation, gestion des priorités, diplomatie, capacité à dire non.
  • Ce que ça prouve pour ce poste  :
     — Je peux piloter un portefeuille de projets / dossiers, je sais gérer des interlocuteurs exigeants.

Ou encore  :

  • Ce que j’ai vécu  :
     — J’ai repris mes études après plusieurs années de travail.
  • Ce que ça m’a obligé à développer  :
     — Gestion du temps, discipline, capacité d’apprentissage intensif.
  • Ce que ça prouve pour ce poste  :
     — Je peux monter rapidement en compétence sur un nouveau sujet, sans qu’on me tienne la main.

C’est ça, la pertinence  : un pont entre ce que vous avez déjà affronté et ce qu’on va vous demander d’affronter ici.

2.3. Trois erreurs qui rendent votre parcours illisible

Avant même de parler de phrase à prononcer, il y a trois réflexes qui sabordent tout  :

  1. Vous racontez tout.
    Vous déroulez votre CV comme un inventaire, sans filtrer. Résultat  : on ne comprend pas le lien avec le poste, et on se perd dans les détails.
  2. Vous vous justifiez.
    Au lieu d’expliquer vos choix, vous cherchez à les excuser.
    Dès que vous ouvrez la bouche, on entend  : “Je sais, ce n’est pas idéal…”
    Vous apprenez à la personne en face à douter de vous.
  3. Vous parlez en généralités.
    “Je suis sérieux” , “je suis motivé” , “je m’adapte vite” .
    Sans exemples, ces phrases ne veulent rien dire.
    Tout le monde les dit. Plus personne n’y croit.

Votre but n’est pas d’être original. Votre but est d’être lisible. Lisible = concret, ciblé, relié au poste.

3. Préparer des scènes plutôt qu’un discours

La plupart des candidats arrivent en entretien avec un discours  :un mélange de phrases toutes faites, de bons sentiments, de résumés vagues.

Ne préparez pas un discours.Préparez des scènes.

3.1. Qu’est-ce qu’une “scène” utile en entretien  ?

Une scène, c’est un moment précis de votre expérience, où  :

  • il s’est passé quelque chose de difficile ou d’important,
  • vous avez dû agir, décider, prendre en charge,
  • on peut voir ce que vous faites vraiment quand les choses deviennent sérieuses.

Par exemple  :

“Quand un client majeur a menacé de partir, j’ai repris le dossier en urgence pour…”

“Quand notre responsable est parti du jour au lendemain, j’ai…”

Une bonne scène montre, mieux qu’un adjectif, que vous savez  :

  • gérer la pression,
  • prioriser,
  • collaborer,
  • résoudre un problème,
  • organiser le chaos.

Un adjectif, ça s’affirme.
Une scène, ça se prouve.

3.2. Construire une scène en 4 étapes

Pour chaque scène, vous pouvez utiliser ce canevas simple  :

  1. Contexte  : Où  ? Quand  ? Quel cadre  ?
  2. Problème  : Qu’est-ce qui coinçait ou menaçait de dérailler  ?
  3. Action  : Qu’est-ce que vous avez concrètement fait  ?
  4. Résultat &  ; preuve de compétence  : Qu’est-ce que ça a changé  ? Qu’est-ce que ça montre de vous  ?

Par exemple  :

“Dans mon précédent poste, j’étais chargé du suivi de plusieurs clients grands comptes. Un jour, l’un d’eux a menacé de résilier parce qu’il n’était pas satisfait des délais.

J’ai repris le dossier en détail, identifié ce qui bloquait côté équipes internes, puis proposé au client un plan de rattrapage très concret avec des points réguliers.

En trois mois, non seulement il est resté, mais il nous a confié un projet supplémentaire.

Cette expérience m’a appris à gérer des situations tendues sans paniquer, à coordonner plusieurs interlocuteurs et à être très clair sur les engagements pris. C’est exactement ce que je retrouve dans ce poste.”

C’est cette mécanique que vous allez réutiliser pour répondre à
« En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste  ? »

3.3. Préparer 3 ou 4 scènes transposables

Vous n’avez pas besoin d’un catalogue complet.
Vous avez besoin de 3 ou 4 scènes fortes, que vous pouvez adapter selon le fil de l’échange.

Par exemple  :

  • Une scène où vous avez géré une urgence ou un imprévu majeur.
  • Une scène où vous avez pris un sujet en main sans qu’on vous le demande.
  • Une scène où vous avez travaillé avec d’autres services / métiers.
  • Une scène où vous avez dû apprendre vite quelque chose de nouveau.

Pour chacune, demandez-vous  :

  • Quelles compétences-clés pour ce poste ça illustre  ?
  • Comment je peux le relier explicitement à “ce que vous cherchez aujourd’hui” ?

Plus vos scènes seront prêtes, moins vous serez tenté de vous perdre dans des justifications abstraites.

4. Quand vous ne cochez pas toutes les cases

C’est probablement votre nœud principal  : vous savez déjà que vous n’entrez pas pile dans leur grille. Nouveau secteur. Pas assez d’années d’expérience. Pas le bon titre. Trous dans le CV. Reconversion.

Vous avez le choix  :

  • Soit vous passez l’entretien à vous excuser.
  • Soit vous assumez l’écart, et vous montrez pourquoi il n’est pas rédhibitoire.

4.1. Distinguer le manque acceptable du manque bloquant

On va être honnête  : parfois, l’écart est trop grand.
Si le poste exige par exemple une certification légale obligatoire que vous n’avez pas, ou une maîtrise technique pointue immédiate, vous ne pourrez pas maquiller ça. Et vous le savez.

Mais dans beaucoup de cas, ce n’est pas de ça qu’il s’agit.
Il s’agit de “préférence” :

  • Secteur similaire, mais pas identique.
  • 3 ans d’expérience demandés, vous en avez 1 ou 2.
  • Titre un peu différent.
  • Outil A demandé, vous connaissez B, très proche.

Ce manque-là est négociable.
À condition d’être capable de montrer deux choses  :

  1. Que vous avez déjà fait des choses proches ou transposables.
  2. Que vous saurez apprendre vite ce qui manque.

4.2. Parler de ce qui manque sans vous excuser

Commencez par arrêter la formule  :

“Je sais que je n’ai pas le profil idéal…”

Elle ne rassure personne. Elle installe le doute. Elle vous rapetisse.

À la place, vous pouvez utiliser une structure en trois temps  :

  1. Reconnaître factuellement l’écart, sans dramatiser
  2. Mettre en avant vos éléments transposables
  3. Expliquer comment vous comblerez l’écart

Par exemple  :

“Je viens effectivement d’un secteur différent, la grande distribution, alors que vous êtes dans le secteur culturel. En revanche, les problématiques que j’ai gérées sont proches  : gestion de flux importants, satisfaction client en temps réel, coordination d’équipes avec des contraintes fortes.

Dans mon dernier poste, j’ai notamment… [scène concrète].

Pour la partie spécifique à votre secteur, je sais qu’il y aura une courbe d’apprentissage, mais j’ai déjà dû changer d’environnement plusieurs fois et j’ai à chaque fois été opérationnel en quelques mois.”

Vous ne niez pas l’écart. Vous montrez que vous pouvez le traverser.

4.3. Exemples de formulations solides

Quelques formulations que vous pouvez adapter  :

  • Sur un manque d’années d’expérience  :

    “Vous cherchez quelqu’un avec 5 ans d’expérience, j’en ai 3, mais très denses. En trois ans, j’ai déjà… [scène], ce qui me semble plus significatif que le nombre d’années lui-même.”

  • Sur un secteur différent  :

    “Je n’ai pas encore travaillé dans votre secteur, c’est vrai. Par contre, j’ai déjà géré [problématique similaire], qui est au cœur de ce poste. Dans mon expérience précédente… [scène].”

  • Sur un trou dans le CV  :

    “J’ai effectivement une période de X mois sans poste salarié. J’en ai profité pour [formation, projet, responsabilités personnelles]. Cette parenthèse m’a obligé à [compétences développées], que je considère aujourd’hui comme un vrai atout, notamment pour… [lien avec le poste].”

Le but n’est pas de maquiller.
Le but est de montrer que vous avez réfléchi, digéré, et que vous pouvez parler de tout cela sans trembler.

5. Construire votre réponse à « En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste  ? »

Maintenant, on y va. C’est le moment de la réponse frontale.

Vous n’allez pas réciter un poème.
Vous allez suivre un canevas simple, que vous adapterez selon le poste.

5.1. Le canevas en trois phrases

Voici une structure de base que vous pouvez utiliser  :

  1. Phrase 1 – Résumé ciblé de votre expérience

    “Dans mes précédentes expériences, j’ai principalement [verbe] dans des contextes où [contraintes proches du poste].”

  2. Phrase 2 – Ce que ça vous a appris / vos compétences-clés

    “Ça m’a appris à [compétence 1], [compétence 2] et [compétence 3], notamment quand… [mini-situation].”

  3. Phrase 3 – Lien explicite avec le poste

    “Dans ce que vous décrivez du poste, je retrouve justement ces éléments  : [fait A du poste], [fait B], c’est pour ça que je pense que mon expérience est pertinente ici, même si je viens de [autre secteur / autre type de structure].”

Exemple complet  :

“Dans mon dernier poste, je gérais une équipe de cinq personnes sur des projets avec des délais très serrés, dans un environnement avec beaucoup d’imprévus.

Ça m’a appris à structurer rapidement, à prioriser sans paniquer et à trouver des solutions quand le cadre n’est pas clair, par exemple quand… [mini-scène].

Dans le poste que vous proposez, je retrouve ces dimensions de forte autonomie et de gestion de projet transverse avec plusieurs interlocuteurs. C’est pour ça que, même si je viens d’un secteur différent, je considère que mon expérience est vraiment transposable à ce que vous attendez.”

Sobre. Clair. Lisible.

5.2. Variante en reconversion ou changement de secteur

Si vous êtes en reconversion, la tentation est forte de répéter  : “Je sais que je ne viens pas du bon univers” .

Vous allez plutôt insister sur  :

  • ce que vous avez déjà fait de proche,
  • ce que vous avez déjà fait de différent mais utile,
  • votre capacité à apprendre vite.

Par exemple  :

“Mon expérience précédente est dans le social, pas dans le marketing digital, c’est vrai. Concrètement, j’y ai appris à analyser des situations complexes, à écouter des besoins très différents et à créer des solutions sur mesure, souvent avec très peu de moyens.

Dans votre poste, je retrouve cette idée de comprendre finement un public et d’adapter le message  : c’est exactement ce que je faisais, dans un autre cadre.

La partie plus technique du poste (outils, canaux) est en cours d’acquisition  : j’ai déjà suivi [formation, projets personnels] et je peux vous montrer [élément concret réalisé].”

Vous montrez que votre passé n’est pas un fardeau.
C’est un terrain d’entraînement.

5.3. Variante parcours chaotique ou trou dans le CV

Si votre parcours est un peu chahuté, vous pouvez l’assumer sans vous en glorifier ni vous en excuser.

“Mon parcours n’est pas linéaire, c’est vrai. J’ai changé plusieurs fois de structure et j’ai eu une période sans poste salarié.

Concrètement, ça m’a obligé à m’adapter vite, à repartir de zéro plusieurs fois et à être très autonome pour apprendre de nouveaux environnements. Dans mon dernier poste, par exemple… [scène].

Ce qui me semble le plus pertinent pour ce poste, ce sont justement ces capacités d’adaptation et de prise en charge rapide d’un nouveau périmètre, puisque vous cherchez quelqu’un qui puisse monter vite sur des sujets variés.”

Votre objectif n’est pas de déguiser le chaos en plan parfait.
C’est de montrer comment vous en êtes sorti plus capable.

6. Check-list avant votre prochain entretien

À ce stade, vous avez peut-être l’impression d’avoir beaucoup d’éléments. Trop, même. Alors on simplifie.

Voici ce que vous devez avoir construit avant votre prochain entretien, pour pouvoir répondre à “En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste  ?” sans vous liquéfier sur place.

6.1. Ce que vous préparez

  • 1 vision claire du poste  :
     — Quels sont, selon vous, les 3 grands enjeux du poste  ?
     — Quels mots reviennent dans l’offre (autonomie, gestion de projet, relation client, etc.)  ?
  • 3 ou 4 scènes fortes, chacune avec  :
     — Contexte
     — Problème
     — Ce que vous avez fait
     — Résultat
     — Ce que ça prouve (en lien avec le poste)
  • Une réponse courte, structurée, inspirée du canevas en 3 phrases, que vous pouvez adapter selon la tournure de l’entretien.

6.2. Ce que vous arrêtez de faire

  • Vous arrêtez de commencer vos phrases par  :
     — “Je sais que ce n’est pas idéal mais…”
     — “Bon, mon parcours est un peu… particulier…”
     — “Je ne suis peut-être pas le meilleur exemple…”
  • Vous arrêtez de réciter votre CV.
    Il l’a déjà sous les yeux. Il n’a pas besoin d’un commentaire audio.
  • Vous arrêtez de vous juger à la place de l’autre.
    Votre rôle n’est pas de conclure que vous n’êtes pas assez bien. Votre rôle est d’expliquer, clairement, ce que vous avez à offrir.

6.3. La seule vraie question à vous poser en sortant

En sortant d’un entretien, vous vous demandez souvent  :

“Est-ce que je leur ai plu  ?”

Essayez autre chose  :

“Est-ce que j’ai vraiment montré en quoi mon expérience est pertinente pour ce poste  ?”

Si la réponse est non, ce n’est pas parce que vous êtes un imposteur.
C’est parce que vous étiez encore occupé à vous défendre au lieu de vous décrire.

Conclusion

Vous ne changerez pas de vie en récitant une réponse magique à un entretien.
Vous ne deviendrez pas “le candidat idéal” parce que vous aurez coché toutes les cases dans une grille imaginaire.

En revanche, vous pouvez commencer à faire quelque chose de très concret, dès maintenant  :

  • Cesser de traiter votre parcours comme un dossier à charge.
  • Arrêter de confondre “ne pas rentrer parfaitement dans la fiche de poste” avec “ne pas être légitime” .
  • Apprendre à répondre, calmement, fermement, à cette question  :

“En quoi votre expérience est pertinente pour ce poste  ?”

Non pas en vous excusant de ne pas être quelqu’un d’autre.
Mais en assumant ce que votre vie professionnelle vous a déjà préparé à affronter.

Au fond, c’est ça qu’ils cherchent.
Et c’est ça que, jusqu’ici, vous avez peut-être oublié de leur montrer.

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