Comment vraiment réussir un entretien d’embauche en 2026 ?

Aigle jeune perché avec assurance, regard direct et concentré vers la caméra dans une lumière dorée

Comment vraiment réussir un entretien d’embauche en 2026 ?

Comment vraiment réussir un entretien d’embauche en 2026 ?

Résumé. Pour vraiment réussir un entretien d’embauche en 2026, commencez par changer de regard  : ce n’est pas un jugement sur votre valeur, mais une rencontre professionnelle où vos compétences doivent répondre à un besoin précis. Préparez-vous en profondeur  : analyse détaillée de l’offre, recherche sur l’entreprise, clarification de ce que vous cherchez vraiment et préparation de quelques exemples concrets de votre parcours pour illustrer vos réponses (notamment aux questions classiques comme « Parlez-moi de vous »). Le jour J, gérez le stress en anticipant la logistique, en soignant une tenue adaptée au contexte et en présentant un discours clair, sincère et structuré, sans mentir ni vous auto-dénigrer, tout en posant des questions pertinentes sur le poste et l’équipe. Après l’entretien, analysez à froid ce qui s’est passé, envoyez un message de remerciement ou de relance si nécessaire, et considérez chaque refus non comme une condamnation personnelle, mais comme un décalage entre un poste, un contexte et votre profil à un moment donné.

Vous êtes en train de lire un article pour savoir « Comment réussir un entretien d’embauche  ? ».

Donc, sans vous connaître, on peut déjà deviner au moins trois choses  :

  • Vous avez envie que quelque chose change.
  • Vous avez peur que rien ne change.
  • Et entre les deux, il y a un recruteur et une salle avec des chaises trop dures.

On parle beaucoup des entretiens comme d’examens  : bon élève, mauvaise note, sanction immédiate. En réalité, c’est plutôt une petite pièce de théâtre mal éclairée où chacun a peur d’être démasqué. Vous, de ne pas être « assez ». Eux, de recruter la mauvaise personne et de le payer pendant deux ans.

Voici une bonne nouvelle  : cette scène, vous pouvez la préparer.
Pas pour jouer un rôle parfait, mais pour être présent, cohérent et crédible. Et surtout, pour ne pas sortir de là avec la phrase qui hante tout le monde  :

« J’aurais dû dire ça… »

Ce guide va vous accompagner avant, pendant et après l’entretien.
Il va parler de votre stress, de vos hésitations, de ce que les recruteurs regardent vraiment, des questions qui reviennent toujours, des mails à envoyer ensuite, et de ce que vous pouvez faire même en cas de refus.

Pas de recette magique. Mais une méthode complète, honnête, faite pour vous aider à réussir votre entretien d’embauche.

Entrons maintenant dans le vif du sujet.

1. Pourquoi les entretien d’embauche vous font-il autant peur  ?

Avant de parler de « préparation », parlons de ce qui se passe dans votre tête.

Parce que si vous vous sentez déjà nul avant même d’ouvrir la bouche, vous pouvez apprendre toutes les « bonnes réponses » du monde, ça sonnera faux.

1.1. Qu’est-ce qui se joue vraiment dans un entretien d’embauche  ?

Un entretien, ce n’est pas seulement  :

« Ai-je les compétences pour ce poste  ? »

C’est aussi, intérieurement  :

« Suis-je quelqu’un de valable  ? »

Vous ne montrez pas seulement votre CV, vous exposez votre trajectoire, vos ratés, vos choix.
La peur de prendre la parole en entretien d’embauche vient de là  : on a l’impression que toute notre valeur est sur la table pour une heure.

En vérité, non.

Un entretien mesure surtout  :

  • Votre capacité à parler de vous avec clarté
  • Votre manière de réagir à la pression
  • Votre compatibilité avec un besoin précis, dans une équipe précise, à un moment précis

Ce n’est pas un jugement global sur votre vie. C’est une rencontre professionnelle située. Le problème, c’est que personne ne vous le dit clairement. Alors vous arrivez avec des enjeux démesurés, ce qui vous submerge.

1.2. Comment arrêter de vous voir comme un accusé face au recruteur  ?

Beaucoup de candidats s’installent mentalement dans la mauvaise position  :
celle de l’élève convoqué dans le bureau du proviseur.

Le recruteur, dans cette vision déformée, serait  :

  • L’autorité ultime
  • Celui qui sait
  • Celui qui « vous donne votre chance »

La réalité est moins dramatique  : la plupart des recruteurs sont des professionnels débordés qui espèrent, eux aussi, tomber sur la bonne personne pour enfin avancer sur leurs sujets.

Vous n’êtes pas un accusé. Vous êtes quelqu’un qui propose ses compétences à quelqu’un qui en a besoin. La relation est plus équilibrée qu’il n’y paraît.

Un petit exercice avant de continuer  :

Notez en une phrase ce que vous, vous cherchez vraiment dans ce poste.
Pas ce que vous pensez qu’il faut dire. Ce que vous attendez, vous.

Cela peut être  :
« Un cadre plus stable », « une équipe moins toxique », « un poste où je peux progresser en technique », « un meilleur salaire », « un travail qui ait un minimum de sens pour moi ».

Relisez cette phrase avant l’entretien.
Ça vous rappelle que vous êtes là, aussi, pour vérifier si ce qu’ils proposent vous convient.

1.3. Comment clarifier ce que vous attendez vraiment de cet entretien  ?

Si vous arrivez avec en tête seulement  :

« Il faut que je sois pris, il faut que je sois pris »

… vous devenez immédiatement fragile.
Tout refus sera vécu comme une condamnation, pas comme un non-ajustement.

Essayez de définir des objectifs réalistes pour cet entretien  :

  • Comprendre précisément les missions du poste
  • Évaluer l’ambiance de l’équipe et le style du manager
  • Tester si vos compétences actuelles correspondent vraiment à leurs attentes
  • Vous entraîner à mieux parler de votre parcours

Même si vous n’êtes pas retenu, si ces objectifs sont atteints, ce n’est pas perdu.
Vous aurez appris, affiné votre discours, mieux compris ce qui vous convient – ce qui fera une différence au prochain entretien.

2. Comment se préparer à un entretien d’embauche  ?

Préparer un entretien, ce n’est pas se remplir la tête de phrases parfaites à réciter. C’est savoir de quoi vous parlez quand vous parlez de vous, du poste, de l’entreprise.

L’idée, c’est d’arriver avec un socle clair, pour être libre de vous ajuster le jour J.

2.1. Comment analyser une offre d’emploi pour comprendre les attentes cachées  ?

La plupart du temps, on lit une offre d’emploi en diagonale, on se dit que « ça a l’air pas mal », et on postule.
Puis, la veille de l’entretien, on la relit à la va-vite. Mauvaise idée.

Relisez l’offre calmement, et posez-vous ces questions  :

  • Quelles sont les 3 missions principales  ?
  • Qu’est-ce qui revient plusieurs fois dans le texte  ? (par exemple  : « autonomie », « gestion de projet », « relation client »)
  • Quelles compétences sont exigées, et lesquelles sont juste « appréciées » ?

Les éléments répétés sont souvent des priorités cachées.
Si « gestion du temps » apparaît trois fois, ce n’est pas anodin  : quelqu’un, quelque part, s’est déjà noyé dans la charge de travail.

Essayez de formuler, avec vos mots  :

« Si je prends ce poste, à quoi ressemblera une journée de travail ordinaire  ? »

Si vous n’arrivez pas à l’imaginer, c’est que l’offre est floue, ou que vous ne l’avez pas assez creusée. Ce sera une question à poser en entretien.

2.2. Comment se renseigner sur une entreprise avant un entretien  ?

Ce n’est pas espionner, c’est simplement arriver dans un lieu inconnu avec une lampe torche.

Regardez  :

  • Le site de l’entreprise  : comment se présente-t-elle  ? Quel ton, quelles priorités affichées  ?
  • Ses actualités récentes  : levée de fonds, rachat, nouveau produit, changement de direction…
  • Ses comptes sur les réseaux (professionnels ou non)  : culture jeune et décontractée, ou plus institutionnelle  ?

Inutile d’apprendre tout par cœur.
L’objectif, c’est de pouvoir dire au recruteur, de façon sincère  :

« J’ai vu que vous aviez récemment développé X / ouvert une agence à Y.
Ça m’intéresse parce que… »

Cela montre que vous n’êtes pas venu ici « au hasard » mais par choix.

2.3. Comment préparer vos exemples concrets sans les réciter  ?

La grande majorité des questions d’entretien peuvent être illustrées par quelques situations précises de votre expérience.

Une manière simple de vous préparer  :
repérer 4 à 6 situations significatives de votre parcours, et les détailler.

Par exemple  :

  • Un projet réussi
  • Un échec ou une difficulté
  • Une situation de conflit ou de tension
  • Une tâche que vous avez menée en autonomie
  • Une fois où vous avez appris quelque chose d’important

Pour chacune, répondez tranquillement chez vous  :

  • Quelle était la situation  ?
  • Qu’avez-vous fait concrètement  ?
  • Quel a été le résultat  ?
  • Qu’est-ce que vous en avez tiré comme leçon  ?

Vous n’allez pas réciter ces textes, mais les avoir travaillés vous donnera de la matière vivante, au lieu de tourner en rond avec des « euh… » et des généralités.

2.4. Comment anticiper les questions classiques d’entretien d’embauche  ?

Il y a un petit groupe de questions qui reviennent presque toujours.
Les ignorer, c’est comme réviser tout le programme sauf les chapitres principaux.

Parmi les incontournables  :

Plutôt que d’apprendre des réponses parfaites, essayez de construire des réponses sincères, claires, structurées.

Exemple pour « Parlez-moi de vous » :

« Je suis [votre métier / domaine] depuis [X années / récemment diplômé].
J’ai surtout travaillé sur [2 ou 3 types de missions].
Ce qui me plaît dans ce métier, c’est [1 ou 2 éléments].
Aujourd’hui, je cherche [ce que vous voulez : plus de responsabilité / un environnement plus stable / la possibilité de monter en compétences sur tel sujet], c’est pour ça que ce poste m’intéresse. »

Vous n’êtes pas obligé de dire exactement ces phrases, mais vous voyez la logique  :
présent rapide → expériences clés → ce que vous cherchez maintenant → lien avec le poste.

3. Que faire la veille et le jour J pour réussir votre entretien d’embauche  ?

Vous avez préparé le fond.
Maintenant, il faut tenir le coup dans le moment concret  : la veille, le trajet, la salle, la chaise, les regard

3.1. Comment gérer le stress avant un entretien d’embauche  ?

Le stress ne disparaît pas par miracle parce qu’on « sait » qu’il ne sert à rien.
Vous pouvez en revanche le faire descendre d’un cran.

La veille  :

  • Préparez votre tenue, vos affaires, l’itinéraire. Moins il reste de décisions, mieux vous dormez.
  • Relisez vos notes une dernière fois, puis fermez-les. À un moment, continuer à tourner dedans ne vous aide plus, ça vous agite.

Le jour J  :

  • Prévoyez d’arriver un peu en avance, mais pas une heure non plus  : attendre trop longtemps sur un banc, c’est laisser monter la panique.
  • Juste avant d’entrer  : prenez deux grandes respirations longues et conscientes. Ça n’en fera pas un moment zen, mais ça évite que votre voix tremble de trop.

Et surtout  : rappelez-vous que le recruteur s’attend à ce que vous soyez un peu stressé.
Vous n’avez pas besoin d’être de marbre. Vous avez juste besoin de rester capable de penser et de parler.

3.2. Comment s’habiller et se présenter le jour de l’entretien  ?

On vous a peut-être dit  : « Habille-toi comme si tu allais à un mariage ».
Si l’entreprise est une jeune start-up en baskets, vous risquez surtout d’avoir l’air déguisé.

Cherchez plutôt à être  :

  • Propre et soigné
  • Légèrement plus habillé que la moyenne de ce que vous imaginez pour ce milieu
  • Dans des vêtements dans lesquels vous pouvez respirer (si votre pantalon vous scie le ventre, ça se verra dans votre façon de bouger)

Pour la présentation de départ, pensez simple  :

  • Un regard, un sourire (pas forcé, juste présent)
  • Un bonjour clair, votre prénom et votre nom
  • Une poignée de main ferme (si la culture le permet), sans écraser l’autre

Le but n’est pas d’impressionner, juste de montrer  : « je suis là, disponible, respectueux ».

3.3. Comment se présenter en quelques minutes sans se perdre  ?

Le fameux « Parlez-moi de vous » fait paniquer tout le monde parce qu’il est trop large.
Vous pouvez le voir comme une mise en route. On vous tend le volant  : à vous de donner une direction.

Réfléchissez à une version courte (1 à 2 minutes), structurée autour de  :

  1. Qui vous êtes aujourd’hui (métier / formation)
  2. Deux ou trois expériences ou compétences importantes
  3. Ce que vous cherchez maintenant et pourquoi ce poste vous intéresse

Par exemple  :

« Je suis actuellement assistante commerciale depuis trois ans dans le secteur de [X].
Je gère surtout [missions principales], notamment [petit exemple concret].
Aujourd’hui, j’ai envie d’évoluer vers un poste où je peux avoir davantage de responsabilités sur la relation clients et le suivi des projets, c’est pour ça que le poste que vous proposez m’intéresse particulièrement. »

Ce n’est pas un discours de politicien, c’est une carte de visite vivante.
Vous donnez des points d’accroche pour la suite de l’entretien.

3.4. Comment répondre aux questions difficiles sans paniquer  ?

Il y aura toujours une question qui pique  : une zone floue du CV, un trou dans le parcours, une expérience ratée, une compétence que vous ne maîtrisez pas.

Deux règles simples  :

  1. Ne mentez pas grossièrement.
    Dire que vous parlez couramment une langue que vous ne maîtrisez pas est le meilleur moyen d’être démasqué ensuite.
  2. Ne vous auto-détruisez pas.
    Reconnaître un échec ne veut pas dire vous présenter comme incompétent.

Par exemple, si on vous demande une situation où « ça ne s’est pas bien passé » :

« Sur tel projet, j’ai mal évalué le temps nécessaire pour telle étape.
Résultat, on a rendu le travail en retard, ce qui a mis l’équipe sous pression.
J’ai compris que je devais mieux découper et anticiper mes tâches. Depuis, je [expliquez ce que vous faites différemment]. »

Le recruteur ne cherche pas une vie parfaite. Il cherche quelqu’un qui apprend et se relève.

4. Que regardent vraiment les recruteurs pendant un entretien  ?

On a souvent l’impression que le recruteur a un tableau secret de critères impossibles à satisfaire.
En réalité, il regarde des choses assez simples, mais qui ne sont pas toujours dites.

4.1. Quels signaux positifs vous font marquer des points  ?

Un recruteur va spontanément remarquer si vous  :

Ce qui fait souvent bonne impression, c’est la cohérence.
Vous n’avez pas besoin d’avoir un parcours parfait. Vous avez besoin de montrer comment chaque étape a du sens dans votre histoire.

4.2. Quelles erreurs font vraiment fuir un recruteur en entretien  ?

Certaines erreurs se rattrapent.
Certaines autres laissent une impression tenace.

Parmi les comportement qui posent vraiment problème en entretien d’embauche  :

  • Dénigrer longuement son ancien employeur (« tous des incompétents »)
  • Se positionner uniquement en victime de tout (« je suis toujours tombé sur des mauvaises personnes »)
  • Répondre de manière agressive ou méprisante quand on est bousculé
  • Donner l’impression d’être là par hasard (« j’ai postulé à plein d’offres, je ne sais plus trop »)
  • Ne poser aucune question sur le poste ou l’équipe

Derrière tout ça, le recruteur se pose une question très simple  :

« Est-ce que j’ai envie de travailler avec cette personne tous les jours  ? »

Ce n’est pas très noble, mais c’est humain.

4.3. Quelles questions poser pour montrer que vous êtes un vrai candidat, pas un figurant  ?

Poser des questions n’est pas un bonus facultatif à la fin pour « faire bien ».
C’est une partie du dialogue où vous prenez votre place.

Vous pouvez interroger  :

  • Les missions  : « Comment se passe une semaine type sur ce poste  ? »
  • L’équipe  : « À combien êtes-vous sur ces sujets  ? Comment travaillez-vous ensemble  ? »
  • Le contexte  : « Quels sont les défis principaux du poste dans les prochains mois  ? »
  • Le suivi  : « Quelles seraient vos attentes à trois ou six mois  ? »

Évitez, lors du premier échange, de ne parler que des vacances ou des avantages.
Ce n’est pas interdit, mais si c’est votre première préoccupation, ça se voit.

5. Que faire après l’entretien d’embauche  ?

Quand l’entretien est terminé, vous sortez souvent lessivé, avec l’impression d’avoir fait un marathon mental. Et ensuite, il y a le silence. L’attente. Les scénarios catastrophes.

5.1. Comment analyser à froid votre entretien  ?

Une fois rentré chez vous (ou le lendemain matin), prenez dix minutes pour noter  :

  • Ce que vous avez bien fait
  • Ce que vous aimeriez améliorer la prochaine fois
  • Les questions qui vous ont mis le plus mal à l’aise
  • Les informations que vous avez obtenues sur le poste et l’entreprise

Cet exercice a deux avantages  :

  1. Vous ne restez pas dans une impression globale floue du type « c’était nul » ou « c’était parfait ».
  2. Vous transformez chaque entretien, même non concluant, en entraînement utile.

5.2. Comment relancer après un entretien d’embauche  ?

Envoyer un message après l’entretien n’est ni du harcèlement ni de la servilité.
C’est une manière professionnelle de boucler l’échange.

Un modèle simple de message  :

« Bonjour [Nom],

Merci encore pour l’échange d’hier à propos du poste de [intitulé].
La discussion a confirmé mon intérêt pour ce poste, en particulier sur [1 ou 2 éléments précis évoqués].

Je reste à votre disposition si vous avez besoin d’informations complémentaires,

Bien cordialement,[Votre prénom et nom] »

Ce type de message  :

  • Rappelle qui vous êtes
  • Montre que vous avez écouté
  • Renforce votre image de personne attentive et professionnelle

Si vous n’avez pas de nouvelles après le délai annoncé, vous pouvez relancer poliment  :

« Bonjour [Nom],

Suite à notre entretien du [date], je me permets de vous recontacter pour savoir où en est le processus de recrutement pour le poste de [intitulé].

Je reste très intéressé(e) et disponible si vous avez besoin de précisions.

Bien cordialement,[Votre prénom et nom] »

5.3. Comment encaisser un refus sans vous écrouler  ?

Recevoir un « non » fait mal, surtout si vous aviez mis beaucoup d’espoir dans ce poste.
On peut bien vous dire que « ce n’est pas contre vous », ça n’empêchera pas le nœud dans la gorge.

Mais vous pouvez tenter deux choses  :

  • Demander un retour, si le contact avec le recruteur a été bon.
    • Tous ne vous répondront pas, mais certains le feront, et ces retours peuvent vraiment vous aider à ajuster votre manière de présenter les choses.
  • Réinterpréter le refus  :
    • Non, cela ne veut pas dire « je suis nul ».
    • Cela veut dire  : « avec ce poste, cette équipe, à ce moment, la rencontre ne s’est pas faite ».
    • Ce qui est différent.

Ce n’est pas confortable, mais c’est plus juste. Et ça vous permet de préserver ce qui compte  : la capacité de vous représenter ailleurs, autrement, sans vous réduire à cet échec.

6. Cas particuliers  : comment réussir son entretien d’embauche dans ma situation  ?

Tous les candidats n’arrivent pas avec le même bagage.
Jeune diplômé, reconversion, plus de 45 ans, entretien en visioconférence… Ces situations demandent quelques ajustements.

6.1. Comment réussir un entretien d’embauche quand on est jeune diplômé  ?

Quand on débute, on a souvent l’impression de n’avoir « rien fait ».
C’est faux. Vous avez  :

  • Des stages
  • Des projets (d’études, associatifs, personnels)
  • Des petits boulots qui disent quelque chose de vous

L’important est de prendre au sérieux ces expériences.
Parlez de ce que vous y avez appris  : fiabilité, gestion du temps, contact client, travail en équipe, autonomie.

Évitez de vous excuser en permanence  :

« Je sais bien que je n’ai pas d’expérience… »

Vous avez une expérience différente, plus courte, mais réelle.
Ce qui intéresse le recruteur  : votre capacité à apprendre vite et à vous impliquer.

6.2. Comment réussir un entretien de reconversion professionnelle  ?

La reconversion fait souvent peur… au candidat.
Le recruteur, lui, peut y voir une grande richesse, à condition que le projet soit clair.

Vous devez pouvoir répondre à trois questions  :

  1. Pourquoi avez-vous quitté (ou voulez-vous quitter) votre ancien domaine  ?
  2. Pourquoi ce nouveau domaine vous attire-t-il, précisément  ?
  3. Qu’avez-vous déjà fait pour préparer cette transition  ? (formation, lecture, projets, bénévolat…)

Si vous arrivez en disant juste  :

« J’en avais marre, je veux faire autre chose »

… ça fait un peu impulsif.
Si vous pouvez raconter un cheminement, des démarches, des essais, votre reconversion devient une histoire construite, pas une fuite.

6.3. Comment réussir un entretien d’embauche après 45 ans  ?

On vous l’a peut-être fait sentir  : passé un certain âge, on serait « moins adaptable », « trop cher », « pas assez moderne ».
Ces clichés existent, autant ne pas se raconter d’histoires.

Vous ne pouvez pas les effacer.
Vous pouvez en revanche  :

  • Mettre en avant votre stabilité, votre capacité à tenir dans la durée
  • Insister sur les situations où vous avez appris de nouveaux outils, de nouvelles méthodes
  • Montrer que vous êtes capable de travailler avec des personnes plus jeunes sans les mépriser ni vous dévaloriser

Et surtout, ne vous excusez pas d’avoir de l’expérience.
Vous n’êtes pas en trop. Vous apportez autre chose  : une vision plus longue, des réflexes déjà rodés, un rapport au conflit souvent plus posé.

6.4. Comment réussir un entretien d’embauche en visioconférence  ?

Les entretiens en visio ont leurs propres pièges  :
le son, la caméra, les interruptions.

Quelques points d’attention  :

  • Testez votre matériel avant  : connexion, micro, caméra.
  • Choisissez un endroit calme, neutre, correctement éclairé.
  • Regardez régulièrement la caméra (pas seulement votre propre image)  : c’est ce qui donne l’impression de « regarder l’autre ».

Pendant l’entretien  :

  • Ne coupez pas systématiquement la parole. Les légers décalages sonores peuvent créer des malentendus.
  • Si un problème technique survient, ne paniquez pas. Dites simplement  :

    « Je crois qu’il y a un décalage / un souci de son, je vais vérifier. »

Un entretien en visio est un vrai entretien, pas une version dégradée.
La préparation de fond reste exactement la même.

Conclusion

On vous vend souvent l’entretien comme un moment décisif, presque sacré.
Comme si tout se jouait là. Comme si votre valeur se résumait à une heure dans un bureau blanc ou une fenêtre de visioconférence.

Ce n’est pas vrai.

Un entretien, c’est  :

  • Une rencontre entre des besoins et des compétences
  • Un moment d’observation mutuelle
  • Un test, oui, mais un test situé, dans un contexte particulier

Réussir un entretien d’embauche, ce n’est pas jouer un rôle parfait.
C’est réussir à  :

  • Vous présenter avec lucidité, sans vous aplatir
  • Dire ce que vous savez faire sans arrogance, et ce que vous ne savez pas encore faire sans vous écraser
  • Poser quelques questions qui comptent pour vous
  • Sortir de là en ayant le sentiment que vous étiez vraiment là, pas en mode pilote automatique

Le jour où vous arriverez à l’entretien avec cette phrase en tête  :

« Je ne viens pas prouver que j’ai le droit d’exister,
je viens vérifier si nous pouvons travailler ensemble »,

… vous aurez déjà franchi une marche importante.

Le reste, oui, dépendra aussi d’eux, du contexte, de la concurrence, de ce qu’ils cherchent vraiment.

Vous ne contrôlez pas tout.

Mais ce que vous pouvez contrôler – votre préparation, votre clarté, votre façon de vous raconter – suffit largement à faire de chaque entretien non plus un tribunal, mais un rendez-vous où, enfin, vous vous présentez vraiment.

Questions fréquentes

Pour terminer, voici quelques questions fréquentes, avec des réponses simples pour vous donner des repères.

Pour se présenter au début d’un entretien d’embauche, entre une et deux minutes suffisent.
En dessous, vous risquez d’être trop vague.
Au-dessus, vous perdez votre interlocuteur.

Gardez une structure claire  : qui vous êtes, ce que vous avez fait d’important, ce que vous cherchez maintenant.

Si le recruteur ouvre le sujet, répondez honnêtement, en donnant une fourchette.

Si le sujet n’est pas abordé, vous pouvez attendre un second entretien ou un moment plus avancé.

Vous avez le droit de parler salaire. Ce n’est pas une honte, mais essayez de le faire dans un contexte où l’on a déjà évoqué le contenu du poste.

Évitez les clichés  :
« perfectionniste », « trop exigeant », « j’en fais toujours trop »…

Choisissez  :

  • 2 ou 3 qualités que vous pouvez illustrer par un exemple
  • 1 ou 2 défauts réels, mais que vous savez gérer

Par exemple  :

« J’ai tendance à vouloir tout vérifier moi-même.
J’ai compris que ça pouvait ralentir l’équipe, donc j’apprends à déléguer davantage et à faire confiance, tout en gardant quelques points de contrôle clés. »

Ce n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé.
Cela ne vous fera pas passer d’un « non » à un « oui » par magie, mais cela peut départager deux candidats proches, et laisser une meilleure impression, même si ce n’est pas pour ce poste-ci.

On fantasme toujours un signe clair  : le recruteur qui se lève et vous serre la main en vous disant « Bienvenue ».

En pratique, vous pouvez vous fier à quelques indices  :

  • L’échange a été fluide, sans hostilité
  • Le recruteur a pris le temps de répondre à vos questions
  • Vous avez parlé de choses concrètes (missions, organisation, suite du processus)

Mais il y a aussi des entretiens qui paraissent tièdes et qui débouchent sur une proposition.
Ne passez pas des jours à décortiquer chaque regard.
Notez ce que vous avez appris, ce que vous pouvez améliorer, et laissez vivre la suite.

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