Comment répondre à « Qu’est-ce qui vous démotive ? »
Sommaire
- Pourquoi le recruteur vous demande ce qui vous démotive
- Trouver ce qui vous démotive, sans vous desservir
- Construire votre réponse à « Qu’est-ce qui vous démotive ? »
- Exemples de réponses à « Qu’est-ce qui vous démotive ? » selon votre profil
- Les erreurs à éviter et les situations délicates
- Questions fréquentes sur « Qu’est-ce qui vous démotive ? »
- Une situation, une réaction, et le recruteur est rassuré

Comment répondre à « Qu’est-ce qui vous démotive ? »
Karim passe un entretien pour un poste de technicien de dépannage en électroménager, avec des interventions chez les particuliers. Le responsable d’agence lui demande : « Qu’est-ce qui vous démotive ? » Karim répond du tac au tac : « Rien, je suis toujours motivé. » Le responsable sourit poliment. Puis il insiste : « Tout le monde a des jours sans. Qu’est-ce qui vous les provoque ? » Karim réfléchit, et lâche : « Les clients qui ne sont jamais contents, peut-être. »
En deux réponses, Karim a d’abord esquivé la question, puis cité le cœur même du métier. Un technicien qui intervient à domicile rencontre des clients mécontents presque chaque semaine. Le responsable a noté un risque, alors que Karim est probablement un bon technicien.
Qu’est-ce qui vous démotive ? La question fait peur parce qu’elle oblige à parler d’un point faible. Elle est pourtant plus facile qu’elle n’en a l’air, à condition de choisir le bon sujet et de montrer comment vous réagissez. Ce guide vous donne une méthode pour trouver votre démotivateur, une trame de réponse, une liste de sujets sûrs et risqués, et des exemples selon votre profil.
Pourquoi le recruteur vous demande ce qui vous démotive
Le recruteur ne cherche pas à vous piéger. Il cherche à savoir dans quelles conditions vous travaillerez bien, et dans lesquelles vous risquez de décrocher. Votre réponse l’aide à anticiper.
Ce que la question permet de vérifier
En vous demandant ce qui vous démotive, le recruteur observe :
- Votre compatibilité avec le poste : si ce qui vous démotive fait partie du quotidien de l’équipe, vous risquez de partir vite.
- Votre lucidité : un candidat qui sait ce qui lui pèse peut l’anticiper et en parler avant que la situation ne se dégrade.
- Votre réaction : face à une baisse de motivation, attendez-vous que ça passe, vous plaignez-vous, ou cherchez-vous une solution ?
- Votre franchise : une réponse honnête et mesurée inspire davantage confiance qu’une réponse lisse.
Les variantes de la question
La question peut prendre plusieurs formes :
- « Qu’est-ce qui pourrait vous démotiver dans ce poste ? »
- « Qu’est-ce qui vous agace au travail ? »
- « Qu’est-ce que vous n’aimez pas faire ? »
- « Dans quel environnement avez-vous du mal à travailler ? »
- « Racontez-moi un moment où vous avez perdu votre motivation. »
La dernière forme demande un récit. Les autres acceptent une réponse plus courte. Dans tous les cas, la méthode est la même : une situation, votre réaction, et le lien avec le poste.
Pourquoi « Rien ne me démotive » est la pire réponse
Cette réponse paraît prudente. Elle produit pourtant l’effet inverse. Le recruteur l’entend comme un refus de répondre, ou comme un manque de recul sur soi. Personne ne reste motivé en toutes circonstances, et le recruteur le sait mieux que quiconque : il gère des équipes.
Elle laisse surtout la question ouverte. Le recruteur insiste, comme celui de Karim, et la seconde réponse, improvisée sous pression, est souvent bien pire que la première aurait pu l’être.
La différence avec la question sur vos défauts
Un défaut est une caractéristique de votre façon de travailler : vous êtes impatient, vous avez du mal à déléguer. Un démotivateur est une situation extérieure qui fait baisser votre énergie : des objectifs flous, des consignes contradictoires.
La nuance compte. Pour un défaut, le recruteur attend ce que vous faites pour vous améliorer. Pour un démotivateur, il attend ce que vous faites quand la situation se présente. Notre guide pour parler de ses défauts en entretien traite la première question en détail.
Trouver ce qui vous démotive, sans vous desservir
La meilleure réponse est à la fois vraie et sans danger pour le poste visé. Ces deux conditions se trouvent plus facilement qu’on ne le croit, à condition de chercher au bon endroit.
Partez de ce qui vous motive
Ce qui vous démotive est très souvent le reflet de ce qui vous motive. Si vous aimez voir le résultat concret de votre travail, ne pas savoir à quoi il sert vous pèsera. Si vous aimez aider les clients, les procédures qui vous empêchent de les dépanner vous frustreront. Si vous aimez apprendre, la routine sans nouveauté vous ennuiera.
Cette méthode a deux avantages. Elle vous donne un démotivateur sincère, puisqu’il découle de vos vrais moteurs. Et elle rend votre réponse cohérente avec celle que vous avez donnée, ou que vous donnerez, sur vos motivations. Le recruteur voit un candidat qui se connaît.
Repensez à vos mauvaises journées
Repassez-vous deux ou trois journées de travail dont vous êtes rentré découragé. Pour chacune, demandez-vous ce qui s’est passé, précisément. Était-ce la charge de travail ? Une consigne changée au dernier moment ? Un travail à refaire parce que quelqu’un n’avait pas vérifié le sien ? Une réunion de deux heures sans décision ?
Notez la situation, pas l’émotion. « J’étais énervé » ne vous aide pas. « On m’a demandé de refaire le planning trois fois dans la journée, sans m’expliquer pourquoi » vous donne une réponse.
Classez votre démotivateur : sûr, risqué ou à éviter
Tous les sujets ne se valent pas en entretien. Voici comment les trier :
- Sujets sûrs : ils touchent à l’organisation du travail et se rencontrent partout, sans être au cœur d’un poste. Par exemple : ne pas savoir à quoi sert son travail, des consignes qui changent sans explication, des réunions sans décision, l’absence de retour, un travail refait faute de vérification en amont, des objectifs flous.
- Sujets risqués : ils peuvent toucher le cœur de certains postes. La routine, la pression, les clients difficiles, le travail seul, les horaires décalés. À n’utiliser que si le poste visé ne comporte clairement pas cette situation.
- Sujets à éviter : les personnes (un manager, des collègues), le salaire, la hiérarchie en général, et toute tâche qui figure dans l’annonce.
Démotivation et situation inacceptable : ne mélangez pas
Certains candidats répondent en évoquant ce qu’ils ont vécu de pire : un manager qui les humiliait, des remarques répétées, une pression devenue insupportable. Ces situations ne relèvent pas de la démotivation. Elles sont parfois graves, et le droit les encadre.
En entretien, ne les utilisez pas comme réponse à cette question : le recruteur n’entendra qu’un conflit avec votre ancien employeur. Si vous avez vécu une telle situation ou la vivez encore, renseignez-vous sur vos droits. La fiche de Service-Public sur le harcèlement moral explique ce qui le caractérise et les recours possibles, notamment auprès de la médecine du travail et de l’inspection du travail.
Construire votre réponse à « Qu’est-ce qui vous démotive ? »
Vous avez votre sujet. Il reste à le formuler de façon à ce que le recruteur retienne surtout votre réaction, et non la situation elle-même.
La trame en trois temps
Votre réponse suit toujours le même ordre :
- La situation : une phrase qui dit ce qui vous démotive, de façon concrète. « Ce qui me démotive, c’est de… »
- Votre réaction : ce que vous faites quand cela arrive. C’est la partie la plus importante, et celle qui mérite le plus de temps.
- Le lien avec le poste : une phrase qui montre que vous vous êtes renseigné, ou une question ouverte au recruteur.
La règle d’équilibre est simple : consacrez moins de temps à la situation qu’à votre réaction. Si vous passez trente secondes à décrire ce qui vous agace, le recruteur retiendra votre agacement.
Montrez que vous agissez
Votre réaction doit montrer que vous ne subissez pas. Elle peut prendre trois formes :
- Vous posez une question : « Je demande à mon responsable à quoi sert le dossier. »
- Vous proposez une solution : « J’ai proposé un point de cinq minutes en fin de réunion pour noter les décisions. »
- Vous vous organisez : « Je découpe la tâche en étapes et je me fixe une échéance pour chacune. »
Un exemple vécu rend la réaction crédible. « La dernière fois que c’est arrivé, j’ai… » vaut mieux que « Dans ce cas, je ferais… ».
Exemple détaillé : la nouvelle réponse de Karim
Reprenons Karim. En préparant son entretien suivant, il repense à ses mauvaises journées. La pire n’avait rien à voir avec un client : il était reparti d’une intervention sans pouvoir réparer, parce que la pièce commandée n’était pas la bonne. Le client avait dû attendre une semaine de plus. Ce qui motive Karim, c’est de repartir avec un appareil qui fonctionne. Voici sa réponse :
« Ce qui me démotive, c’est de devoir revenir chez un client parce qu’il manquait une pièce, alors qu’on aurait pu l’anticiper. J’aime repartir en laissant un appareil qui marche. Dans mon poste actuel, ça arrivait souvent, alors j’ai pris l’habitude d’appeler le client la veille pour lui demander le modèle exact et une photo de la plaque signalétique. Mes retours à vide ont beaucoup baissé. J’ai vu dans votre annonce que vous gérez votre propre stock de pièces, ce qui doit aider. »
La situation tient en une phrase. La réaction, en trois. Le lien avec le poste montre qu’il a lu l’annonce. Et le recruteur retient surtout l’initiative de Karim.
Préparez une version courte
Certains recruteurs posent la question rapidement, en fin d’entretien. Préparez une version de dix secondes : « Ce qui me démotive, c’est de devoir revenir chez un client faute de pièce. Alors j’appelle la veille pour vérifier le modèle. » Si le recruteur veut en savoir plus, enchaînez sur l’exemple complet.
Retournez la question au bon moment
Si vous avez un doute sur la présence de votre démotivateur dans le poste, posez la question au recruteur. C’est une façon élégante de terminer votre réponse, et elle vous apporte une information utile :
« Ce qui me démotive, c’est de ne pas avoir de retour sur mon travail. Comment se passent les points avec le responsable dans votre équipe ? »
Ne le faites qu’une fois, et seulement si la réponse vous intéresse réellement. Vous trouverez d’autres idées dans notre liste de questions à poser au recruteur.
Exemples de réponses à « Qu’est-ce qui vous démotive ? » selon votre profil
Ces exemples appliquent la trame à des situations différentes. Ils reposent sur des expériences plausibles : remplacez-les par les vôtres.
Jeune diplômé ou premier emploi
Appuyez-vous sur vos stages, vos projets de groupe ou vos jobs étudiants.
« Ce qui me démotive, c’est de travailler sans savoir si je suis dans la bonne direction. Pendant mon stage, j’ai passé une semaine sur une analyse avant de découvrir qu’elle ne correspondait pas à ce qu’attendait ma tutrice. Depuis, je propose un point rapide au bout d’une journée ou deux pour vérifier que je suis sur la bonne piste. Pour un premier poste, je pense que c’est une bonne habitude à garder. »
Métiers administratifs et support
Évitez de citer la saisie ou le classement si ce sont des missions du poste. Parlez plutôt de l’organisation autour de vos tâches.
« Ce qui me démotive, ce sont les dossiers qui reviennent incomplets et qu’il faut relancer plusieurs fois. Dans mon dernier poste, j’ai créé une liste des pièces à fournir que j’envoyais dès le premier contact. Les dossiers complets du premier coup ont nettement augmenté, et j’ai gagné du temps pour le reste de mon travail. »
Vente, commerce et relation client
Ne citez ni les clients difficiles ni les objectifs de vente : ils font partie du métier. Parlez de ce qui vous empêche de bien servir les clients.
« Ce qui me démotive, c’est de devoir dire à un client que je ne sais pas quand son produit arrivera. Je n’aime pas le laisser sans réponse. Dans mon magasin, j’ai pris l’habitude d’appeler le service logistique chaque matin pour connaître les livraisons du jour. Je pouvais donner une date à chaque client, et les appels de relance ont presque disparu. »
Soin et aide à la personne
Ne citez pas la charge de travail ou les horaires si le poste en comporte. Parlez plutôt de ce qui vous empêche de bien accompagner.
« Ce qui me démotive, c’est une transmission incomplète, parce que je commence ma journée sans savoir comment s’est passée la nuit d’un résident. Dans ces cas, je vais voir directement la collègue de nuit avant qu’elle parte, même cinq minutes. Et j’ai proposé à l’équipe une fiche de transmission plus courte, que tout le monde remplit plus facilement. »
Métiers techniques, logistique et industrie
Ne citez pas les tâches physiques ou répétitives si le poste en comporte. Parlez du matériel, de l’organisation ou de la sécurité.
« Ce qui me démotive, c’est de perdre du temps à chercher un outil ou une pièce qui n’est pas à sa place. Sur ma dernière ligne, j’ai proposé un tableau d’outils avec l’emplacement de chacun dessiné. Mes collègues ont suivi, et on a gagné plusieurs minutes à chaque changement de série. »
Poste de manager ou d’encadrement
Le recruteur veut savoir ce qui vous pèse dans le rôle de manager, et comment vous évitez de le transmettre à votre équipe.
« Ce qui me démotive, c’est d’annoncer une décision à mon équipe sans pouvoir l’expliquer. Quand ça m’arrive, je demande à ma direction les raisons avant la réunion d’équipe, quitte à décaler l’annonce d’une journée. Je préfère dire à mes collaborateurs “voici pourquoi” plutôt que “c’est comme ça”. »
Reconversion professionnelle
Votre ancien métier vous a peut-être démotivé, et c’est l’une des raisons de votre reconversion. Restez sur une situation précise plutôt que de rejeter tout votre ancien métier.
« Dans mon ancien poste en banque, ce qui me démotivait, c’était de ne jamais voir le résultat de mon travail : les dossiers partaient au siège et je n’en entendais plus parler. C’est en partie ce qui m’a orienté vers la menuiserie, où je vois l’objet fini et la satisfaction du client. Pendant ma formation, j’ai vérifié que ce plaisir tenait dans la durée, et c’est le cas. »
Les erreurs à éviter et les situations délicates
Cette question pardonne peu les réponses improvisées. Voici les erreurs les plus fréquentes, et comment réagir quand le recruteur creuse.
Citer une tâche au cœur du poste
C’est l’erreur de Karim : les clients mécontents, pour un technicien à domicile. Ou la prospection téléphonique pour un commercial, ou les chiffres pour un comptable. Le recruteur conclut aussitôt que le poste n’est pas fait pour vous. Relisez l’annonce avant l’entretien et rayez de votre liste tout ce qui y figure.
Critiquer des personnes
« Ce qui me démotive, ce sont les collègues qui ne font rien » ou « un manager qui ne sait pas décider ». Même si c’est vrai, le recruteur entend surtout un conflit, et se demande ce que diraient de vous ces collègues ou ce manager. Parlez de situations et d’organisation, jamais de personnes. Nos conseils pour parler de son ancien employeur vous aideront à garder le bon ton.
Donner une réponse déguisée en qualité
« Ce qui me démotive, c’est quand les autres ne travaillent pas aussi dur que moi. » Cette réponse veut montrer votre implication, mais elle sonne comme un reproche à l’équipe, et comme un manque de modestie. Le recruteur l’a entendue souvent. Préférez une situation simple et une réaction concrète.
Parler du salaire ou des conditions
« Ce qui me démotive, c’est un salaire trop bas » ou « les heures supplémentaires ». Ces sujets sont légitimes, mais ils se discutent au moment de parler de rémunération et d’organisation. Ici, ils donnent l’image d’un candidat qui pose ses conditions avant même d’être recruté. Si les horaires sont pour vous une vraie contrainte, abordez-les franchement au moment opportun : un malentendu sur ce point coûte cher aux deux parties.
Si votre démotivateur est réellement dans le poste
Il arrive qu’en préparant l’entretien, vous découvriez que le poste comporte précisément ce qui vous pèse. Ne le cachez pas en entretien en espérant que ça ira. Choisissez un autre sujet pour cette question, puis posez vos questions en fin d’entretien pour mesurer l’ampleur de la situation. Si elle occupe une grande partie du poste, mieux vaut le savoir avant de signer. Notre article sur ce que vous attendez du poste vous aide à clarifier vos critères.
Si le recruteur demande : « Et si ça arrive chez nous ? »
Cette relance teste votre capacité à vous adapter. Reprenez votre réaction, et montrez que vous en parleriez tôt :
« Je ferais comme je l’ai toujours fait : je chercherais d’abord à comprendre, et si la situation se répétait, j’en parlerais à mon responsable avec une proposition. Je préfère le signaler tôt plutôt que de laisser ma motivation baisser sans rien dire. »
Si on vous demande de raconter une période de démotivation
La variante « Racontez-moi un moment où vous avez perdu votre motivation » demande un récit. Choisissez une période courte et terminée, racontez ce qui l’a provoquée en une ou deux phrases, puis concentrez-vous sur ce que vous avez fait pour en sortir et ce que vous en avez retenu. Évitez les périodes trop longues ou trop lourdes, qui inquiéteraient le recruteur sur votre solidité. Si la situation impliquait un désaccord avec quelqu’un, notre méthode pour parler d’un conflit au travail s’applique.
Questions fréquentes sur « Qu’est-ce qui vous démotive ? »
Une situation, une réaction, et le recruteur est rassuré
Répondre à « Qu’est-ce qui vous démotive ? » demande surtout de choisir le bon sujet. Partez de ce qui vous motive, repensez à vos mauvaises journées, gardez une situation qui ne figure pas dans l’annonce, et consacrez la plus grande partie de votre réponse à ce que vous faites quand elle se présente. Laissez de côté les personnes, le salaire et les tâches du métier.
Revenons à Karim. Dans une autre agence, la question tombe à nouveau. Cette fois, il parle de la pièce manquante, de l’appel la veille et de la photo de la plaque signalétique. Le responsable note quelque chose, puis lève les yeux : « Vous savez que c’est notre premier motif de réclamation ? Vous pourriez montrer votre méthode à l’équipe ? » Karim n’avait pas prévu la question. Mais il connaissait déjà la réponse.
Ce qui le démotivait est devenu la preuve de son sens de l’organisation. Pour préparer les autres questions de l’entretien, retrouvez notre liste des questions les plus posées en entretien d’embauche, nos conseils sur les qualités et défauts en entretien et notre méthode pour répondre à « Pourquoi devrions-nous vous embaucher ? ». Pour une vue d’ensemble, consultez notre guide complet pour réussir son entretien d’embauche.
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